Aux fédérales, les nationalistes se présentent dans les trois cantons de Vaud, Berne et Bâle-Ville

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Par Necker

Les nationalistes du Parti nationaliste Suisse (PNS), en Suisse romande, et du Parti des Suisses nationalistes (PNOS), leur formation jumelle alémanique, ne se présenteront que dans le nombre très réduit de trois cantons aux élections fédérales du 20 octobre. Bien que la vague nationaliste que traverse actuellement l’Europe – qui s’est encore vérifiée en Allemagne tout récemment – soit de bon augure pour le scrutin à venir, des considérations d’ordre financier et humain sont venues tempérer les ambitions.

Le PNOS à l’assaut de la gauchiste Bâle

En Suisse-alémanique, le Parti des Suisses nationalistes (PNOS), qui politise de loin vers la droite, concentre toutes ses forces pour les élections fédérales 2019 à Bâle-Ville, l’une des villes les plus à gauche de Suisse. Il sera représenté par quatre candidats au Conseil national qui ne résident pas dans le canton de Bâle-Ville.

Tobias Steiger, le candidat numéro un au Conseil national, a grandi à Bâle, mais vit maintenant à Bâle-Campagne. Jasmin Mäder, deuxième candidat, a également grandi à Bâle, mais vit maintenant à Zurich. Werner Weltert, troisième candidat, a également des racines bâloises, mais vient d’Argovie. Et Dominic Lüthard, quatrième candidat, n’a aucun lien avec la ville de Bâle. Il est originaire d’Oberaargau et vit dans le canton de Berne.

Cela est possible en vertu de la loi électorale : toute personne de nationalité suisse, âgée de 18 ans et n’étant pas sous tutelle peut se porter candidate au Conseil national n’importe où en Suisse.

A Berne, des candidatures du PNOS au Conseil des Etats

A Berne, Florian Gerber et Yannic Nuoffer monteront sur le ring pour un siège au Conseil des Etats. « Même si les chances que nos candidats soient élus sont très minces, nous voulons quand même offrir aux électeurs du canton de Berne une alternative aux candidats des partis établis », explique Dominic Lüthard, président du PNOS, lui-même candidat au Conseil national à Bâle.

Les signatures comme obstacle insurmontable

A l’origine, le PNOS devait se présenter dans cinq cantons différents pour les élections du Conseil national et du Conseil des Etats en 2019. Cependant, les signatures nécessaires pour une liste du Conseil national se sont avérées être un obstacle difficile à surmonter. Dans les cantons de Zurich et de Berne, 400 signatures sont requises, à Saint-Gall et en Argovie 200.

Pour le canton de Bâle-Ville, en revanche, 100 signatures seulement sont requises. C’est une raison décisive pour la concentration des forces sur Bâle. « A Berne, on ne se présente qu’au Conseil des Etats. Pour la liste du Conseil national, nous n’avons pas obtenu les 400 signatures dont nous avions besoin », reconnaît Tobias Steiger, tête de liste du PNOS à Bâle, interrogé par la presse régionale.

La politique des petits pas

La décision sur cette approche a été prise par PNOS après une réunion stratégique. « Nous voulions concentrer nos forces sur Bâle », déclare le président Dominic Lüthard. « Bâle en tant que canton urbain nous est utile. Là-bas, tout est serré et nous étions présents avec des manifestations contre le pacte migratoire. »

Il décrit le programme du Pnos comme le « socialisme fédéral » : « Nous sommes fédéraux, avec des aspects sociaux ». Aujourd’hui, le Pnos compte environ 800 personnes enregistrées et est « presque plus un mouvement qu’un parti ». L’objectif de Lüthard est de 1000 à 2000 membres.

Le président du PNOS poursuit : « Nous sommes convaincus que la décision de concentrer nos forces sur Bâle est plus stratégique et plus sage, même si nous aurions voulu courir dans autant de cantons que possible. Mais avec cette stratégie, nous sommes sur une voie réaliste en ce qui concerne nos ressources financières et humaines, conformément à la devise : bien qu’il s’agisse de petits pas, ils doivent être considérés et appropriés, car c’est la seule façon d’atteindre notre objectif ! »

Sur son site internet, le PNOS conclut : « Il est clair pour nous que nos opposants tenteront une fois de plus de dépeindre ces circonstances comme une faiblesse du PNOS. La prochaine étape pour le PNOS doit être de s’implanter lentement mais sûrement dans les régions et par conséquent dans les cantons de notre pays, et les victoires électorales suivront en temps voulu. »

Le PNS à nouveau en lice dans le canton de Vaud

Dans le canton de Vaud, 379 candidats, un chiffre record, se disputeront les 19 sièges en jeu au Conseil national lors des élections fédérales du 20 octobre. Le Parti nationaliste suisse (PNS), au programme électoral qui fait la part belle à l’environnement et à la sécurité, se présente au scrutin pour la troisième fois consécutive. Avec cette fois onze candidats sur une liste emmenée par le président du parti Philippe Brennenstuhl (les autres candidats sont Philippe Andrey, Roland Carta, Régis Coppey, Kilian Folly, Pierre-Alain Genoud, Stanislas Marquis, Norbert Molly, Lucien Monnier, Jérémy Oguey et Alexandre Rawyler.)

Aux élections au Conseil national en 2011, la liste du PNS qui ne comportait qu’un candidat avait obtenu 2 389 suffrages. Lors des fédérales de 2015, avec une liste cette fois à quatre candidats, on a assisté à une nette progression avec 14 249 suffrages.

 

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