Dix-mille policiers belges ont suivi une formation d’endoctrinement holocaustique

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C’est lors de ce genre de « formations » culpabilisantes et déshonorantes que les policiers sont incités à se suicider pour résoudre leur cas de conscience.
DH.be
Depuis son lancement en 2014, 10 000 policiers ont suivi une formation intitulée « Holocauste, police et droits de l’homme » à la caserne Dossin à Malines, se félicite lundi la police fédérale. Cette activité d’une journée vise à sensibiliser les agents aux mécanismes qui font basculer un groupe dans la violence collective et à encourager la lutte contre les discriminations.
Entre 1942 et 1944, la caserne Dossin a servi de camp de rassemblement vers Auschwitz-Birkenau et d’autres camps de concentration. Plus de 25 000 Juifs et Tziganes ont été déportés depuis ce bâtiment actuellement transformé en lieu de souvenir.
« Ces heures sombres de notre histoire sont riches en enseignements et peuvent nous inspirer pour gérer les dilemmes éthiques actuels. Comment réagir lorsqu’un collègue dépasse les limites ? Ou qu’un responsable donne un ordre contraire à nos normes et valeurs ? Peut-on s’opposer à cette situation et quelles peuvent être les conséquences d’un tel acte ? », illustre la police.
La formation « Holocauste, police et droits de l’homme » comprend une visite guidée du musée et du mémorial de la caserne Dossin, ainsi qu’un « workshop » sur le respect des droits fondamentaux dans la pratique policière. Elle est le fruit d’une collaboration entre la caserne Dossin, la police fédérale, la police locale et Unia, l’ancien Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme.
Tous les membres de la police intégrée (fédérale et locale) peuvent s’inscrire à la formation. Pour la majorité des aspirants, elle est comprise dans la formation de base.
« A la caserne Dossin, les participants tirent les leçons du passé en se penchant sur la radicalisation, les violences collectives, l’exclusion et la polarisation. Ils en gardent un esprit critique qu’ils pourront exercer sur leurs propres actes. En six ans, nous avons déjà formé près d’un cinquième de nos collaborateurs », applaudit Dominique Van Ryckeghem, directrice générale de la gestion des ressources et de l’information à la police fédérale.

Source : Bocage-Info