Pour la CEDH, nier l’Holocauste n’est pas protégé par la liberté

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La doctrine de la CEDH est la même que celle qui justifie la Terreur
(1792-1794), épisode particulièrement sinistre de la Révolution
française, à savoir : « Pas de liberté pour les ennemis de la Liberté. »

Le Figaro :

La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), saisie par un ex-élu
d’un parti néo-nazi allemand, a réaffirmé jeudi 3 octobre que la tenue
de propos négationnistes sur l’Holocauste ne relevait pas du droit à la
liberté d’expression.
« De tels propos ne pourraient recevoir la protection de la liberté
d’expression offerte par la Convention car ils vont à l’encontre de la
Convention elle-même », a écrit, dans un communiqué de presse, la CEDH,
réaffirmant une opinion déjà formulée dans plusieurs affaires
similaires. La Cour, bras judiciaire du Conseil de l’Europe, avait été
saisie en 2014 par Udo Pastörs, un ancien élu régional allemand du parti
néo-nazi NPD. Elu de Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est)
jusqu’en 2016, il avait été condamné en 2012 par la justice allemande
pour « violation de la mémoire des morts et diffamation intentionnelle
du peuple juif » en raison d’un de ses discours évoquant en 2010 le «
soi-disant Holocauste ». « Le requérant avait intentionnellement déclaré
des mensonges pour diffamer les Juifs », a souligné la CEDH, rejetant
donc la plainte d’Udo Pastörs.
Les sept juges de la cour ont considéré à l’unanimité « que Udo Pastörs
avait intentionnellement déclaré des contre-vérités afin de diffamer les
Juifs et la persécution dont ils ont souffert » et que la réponse
apportée par les juridictions allemandes « avait été proportionnée au
but poursuivi et nécessaire dans une société démocratique ». La CEDH
peut être saisie par les citoyens des 47 Etats membres du Conseil de
l’Europe, lorsque tous les recours possibles dans leur pays ont été
épuisés.

Source : Bocage Info

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