Les statistiques montrent une recrudescence de la criminalité violente à Paris

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FRANCOIS GUILLOT/AFP/Getty Images

Les statistiques de la criminalité dans la capitale française montrent une augmentation continue des crimes violents, certains quartiers de la ville enregistrant jusqu’à 70 % d’incidents violents.

Les statistiques, qui ont été envoyées aux différents maires des arrondissements franciliens, font état d’une augmentation de 9 % des agressions violentes pour un total de plus de 35 000 agressions depuis le début de cette année seulement, selon l’analyse du Figaro.

Le 4e arrondissement de Paris a connu l’une des plus fortes hausses d’incidents violents liés à des vols qualifiés avec 487 infractions signalées jusqu’à présent cette année, en hausse de 70 % par rapport aux 285 précédentes. Le 1er arrondissement, qui abrite le musée du Louvre, célèbre dans le monde entier, a connu une hausse de 40 pour cent.

On dénombre aujourd’hui en moyenne 650 délits de dommages matériels par jour dans la capitale française. Dans le 4e arrondissement, le nombre de cas a augmenté de 31 %.

Le maire du 15e arrondissement, Philippe Goujon, membre des républicains de centre-droit, a appelé à un plan pour arrêter le nombre élevé de cambriolages.

« Il est temps d’adopter un plan contre les cambriolages à Paris, avec un véritable groupe de travail et une action résolue contre ces réseaux des anciens pays de l’Est et des Balkans qui parcourent des quartiers entiers de nos villes, jouant avec nos lois faibles », a déclaré M. Goujon.

S’il est possible que les manifestations hebdomadaires des Gilets Jaunes aient détourné la police des crimes, plusieurs crimes ont diminué depuis le début de l’année. Les vols à main armée ont diminué de 15,3 % et les vols de voitures de 7,8 %.

Ces chiffres font suite à des rapports du début de l’année qui indiquaient que des crimes tels que les agressions sexuelles dans les transports publics avaient augmenté de 30 % en 2018.

Les habitants du 18e arrondissement, très peuplé de migrants, sont allés jusqu’à affirmer qu’ils se sentaient abandonnés par les autorités en raison de l’augmentation de la criminalité dans leur quartier.

Karim Drif, propriétaire d’une entreprise locale dans la région, a même été contraint de fermer son restaurant en raison de la montée de la violence.

« Ce restaurant était ma vie, mon histoire… Mais je suis épuisé. Que dois-je faire lorsque des couteaux volent autour des clients ? Quand ils déjeunent sur la terrasse à deux mètres des narcotrafiquants », déplore-t-il.

Source : Breitbart

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