Installation en Suisse : Alain Soral répond à la presse helvétique

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Paru dans Egalite et Réconciliation

Le président d’E&R et essayiste franco-suisse Alain Soral vient de faire la une de la presse helvétique. Cette dernière a révélé qu’il allait s’installer dans la ville de Lausanne. Dans un entretien exclusif accordé à Alimuddin Usmani, il s’explique à ce propos.

Alimuddin Usmani : Ce dimanche 3 novembre 2019, la nouvelle de votre installation à Lausanne agite la presse helvétique. Selon ces médias, vous mettez en place un réseau en Suisse, via une association genevoise, pour contourner les sanctions subies en France. Que pouvez-vous nous dire à propos de l’association Les Amis genevois de la tolérance ?

Alain Soral : Puisqu’on me force à m’expliquer malgré toute la discrétion que j’avais mise à mon installation, voici les faits : j’ai pris un pied-à-terre en Suisse pour venir y écrire au calme et échapper à la détestable ambiance qui règne en France, du fait des agissements conjugués des immigrationnistes comme BHL et Attali et des fauteurs de guerre civile comme Éric Zemmour…

Que des Suisses, amis de la tolérance, fidèles à cette longue tradition suisse d’accueil et de neutralité me soutiennent, ce que j’apprends comme vous à la lecture de ces articles haineux et malveillants, j’avoue que je m’en réjouis et les en remercie vivement.

Quant au reste, cette histoire de « mise en place de réseau », voilà une élucubration typique de gauchiste qui voit du complot fasciste partout et qui confond travail de journalisme et boulot d’indic. Une mentalité de harceleur et de délateur, toujours du côté du pouvoir, qui n’est pas sans rappeler ceux qui traquaient et qui dénonçaient les juifs dans les années 40, comme on le fait aujourd’hui avec moi !

Quelles sont les réactions des gens que vous croisez à Lausanne ?

Les réactions des Lausannois qui me reconnaissent dans la rue – bien plus nombreux que je n’aurais cru – sont chaleureuses et respectueuses, ce qui me va droit au cœur. Mais je ne recherche en Suisse aucune publicité, seulement le droit au calme et au respect de ma vie privée.

La source des informations du Matin Dimanche, n’est autre que Tristan Mendès France, petit-fils de l’homme politique Pierre Mendès France. Tristan Mendès France, professeur dans une université parisienne, se définit comme un observateur des extrêmes. Quelle est votre réflexion concernant le profil de « TMF » ?

Si ce petit–fils à papa, membre de la grande bourgeoisie cosmopolite, veut vraiment combattre le commerce de la haine, le vrai, qu’il s’engage au côté de BDS afin de lutter contre les profits indument extorqués en Cisjordanie occupée.

Quant à l’extrémisme qu’il prétend combattre, j’invite aussi ce petit agent de propagande communautaire à se pencher plutôt sur la politique d’Israël. Cet État raciste, belliqueux et colon à l’extrême droite des extrêmes droites européennes, confraternellement sionistes pour la plupart, au contraire du mouvement que je préside qui milite, comme son nom l’indique, pour l’égalité et la réconciliation…

En 1958, Jean-Marie Le Pen, alors qu’il était un jeune député, avait lancé la phrase suivante à Pierre Mendès France : « Vous n’ignorez pas, Monsieur Mendès France, que vous cristallisez sur votre personnage un certain nombre de répulsions patriotiques et presque physiques. » Que vous inspire la phrase de Jean-Marie Le Pen ?

Loin de moi l’envie de polémiquer sur ce sujet miné, dans une période déjà suffisamment troublée par les abus des uns et la lâcheté des autres. L’Histoire, qui a tendance à se répéter, s’en chargera pour moi.

Comme je vous l’ai dit, je compte séjourner en Suisse pour y écrire au calme, ce qui, en tant que Suisse originaire de Soral et présent par ses ancêtres autour du lac Léman depuis dix-sept générations, est parfaitement mon droit. Qu’un Mendès Suisse puisse émettre un commentaire à ce propos, je peux l’admettre entre concitoyens, mais que ce Mendès France s’occupe de ses fesses, ça ne le concerne pas.

Pour finir, quel est votre état d’esprit concernant la menace de prison ferme, brandie par le système judiciaire français ?

Les opposants à la tyrannie menacés de prison jalonnent l’histoire du combat pour la liberté, que je subisse ce sort funeste à mon tour s’inscrit malheureusement dans cette logique. La ville de Lausanne peut d’ailleurs s’enorgueillir de leur avoir souvent donné asile, qu’ils furent de gauche ou de droite…

À ce sujet, j’invite le journaliste local qui me harcèle à en republier la liste, ce serait un travail bien plus digne que son sale boulot d’indic.

Sinon, qu’on en arrive à vouloir jeter en prison un analyste politique parce qu’on ne trouve plus rien à lui répondre, voilà où en est l’arrogante démocratie française, et je souhaite de tout mon cœur à la douce Suisse de ne jamais tomber si bas !

Propos recueillis par Alimuddin Usmani le 4 novembre 2019

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