Les procès de Nuremberg n’ont pas rendu une justice  » historique  » : Roger Peyrefitte, diplomate français, farce de Nuremberg, citation #3

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Par John Wear

Après la défaite de l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, le procès de Nuremberg et les procès ultérieurs ont été organisés principalement à des fins politiques plutôt que pour rendre une justice impartiale. Wears War vous apporte des citations des nombreux hommes et femmes qui ont été ouvertement consternés par les épreuves. Toutes ces personnes étaient très respectées et très en vue dans leur domaine, du moins jusqu’à ce qu’elles se prononcent contre ces tribunaux.

Roger Peyrefitte

Auteur français de plus de 22 livres, il a été dans le service diplomatique français, 1931-1940, 1943-1945, 1962-1966.

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Roger Peyrefitte in 1998. Image credit.
« Il n’y a pas de crimes de guerre. Le crime, c’est la guerre ! C’était déjà évident après la Première Guerre mondiale lorsque les Pays-Bas, où l’ancien empereur Guillaume II s’était réfugié, refusèrent de le livrer aux Alliés. Pendant cette guerre, alors que les Alliés prétendaient défendre la civilisation, Lloyd-George avait proclamé que le Kaiser serait montré à travers le Royaume-Uni dans une cage de fer ! Plus tard, la Cour suprême de Leipzig a acquitté les chefs allemands qui avaient été désignés comme criminels de guerre. Les seuls crimes évidents en temps de guerre sont ceux commis contre des civils….
L’objectif fondamental des Soviétiques, à la fin de la dernière guerre[la Seconde Guerre mondiale], était de cibler les criminels de guerre. Ils savaient qu’ils approfondissaient le clivage entre les puissances occidentales que la guerre avait séparées. Cela a mené aux procès de Nuremberg[…] il n’y avait pas de criminels de guerre parmi la masse des généraux et des amiraux allemands. Ils n’étaient responsables que d’avoir perdu la guerre. Vae Victis. La seule vraie justification d’une guerre, c’est d’être le vainqueur ! Si les Japonais avaient gagné la guerre, selon le même principe, ils auraient tenté de pendre ceux qui, en Amérique, étaient responsables du bombardement atomique d’Hiroshima.
Les exagérations du Tribunal de Nuremberg ont été prouvées par la poursuite de Gustav Krupp, dont la seule responsabilité était d’avoir fabriqué des armes de guerre. Comment justifier aujourd’hui l’emprisonnement à vie de Rudolf Hess, qui a voulu mettre fin à la guerre ? Et l’exécution du feld-maréchal Keitel, qui a signé l’armistice de mai 1945 ? L’emprisonnement de dix ans du Grand Amiral Doenitz était une injustice flagrante. Et les efforts actuels de Keith Thompson et de beaucoup d’autres Américains équitables pour remettre les pendules à l’heure dans le monde troublé d’aujourd’hui, m’inspirent estime et admiration personnelles. Je pense que ce sentiment devrait être partagé par tous ceux qui croient encore en la justice « historique ». »

D’après le livre Doenitz at Nuremberg: A Re-Appraisal édité par H. K. Thompson, Jr. et Henry Strutz, 2e édition, Torrance, CA : Institute for Historical Review, 1993-

Source : Wears War

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