William Pierce – Pourquoi toutes les organisations blanches ne s’unissent-elles pas ?

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POURQUOI TOUTES LES ORGANISATIONS BLANCHES

NE S’UNISSENT-ELLES PAS ?

Par William Pierce

Les observations suivantes du Dr. William L. Pierce furent originellement publiées dans le périodique de la National Alliance, Attack!, numéro 42, 1976 (Attack! était une publication antérieure à National Vanguard magazine). L’article fut republié dans la compilation “The Best of Attack! and National Vanguard Tabloid” (édité par Kevin Alfred Strom, Arlington, Virginie: National Vanguard Books, 1984).

[William Pierce est décédé en 2002, NDT]

Question : Pourquoi toutes les organisations patriotiques et blanches ne s’unissent-elles pas au lieu de tenter chacune séparément de gagner la bataille contre les ennemis de l’Amérique ? Si nous pouvions joindre nos forces de la même manière que le camp d’en face, nous commencerions à gagner quelques batailles au lieu de perdre tout le temps.

Réponse : La réponse à cette question est facilement apparente pour quelqu’un qui fait partie de la direction de n’importe laquelle des organisations en question, mais c’est difficile à expliquer de façon convaincante à quelqu’un qui n’a pas une telle vision privilégiée. Très brièvement, les raisons de la désunion parmi les patriotes peuvent être sommairement divisées en différences de motivations, problèmes de personnes, et différences d’idéologie.

Sous la première rubrique nous devons noter que les véritables motivations qui font prendre à divers individus ou organisations une certaine position – disons, sur le mélange racial, ou sur les influences communistes dans le gouvernement – diffèrent visiblement. Certains prennent une position parce qu’elle exprime leurs véritables convictions et qu’ils sont déterminés à accomplir quelque chose en accord avec ces convictions.

Mais il y a malheureusement de nombreux soi-disant « patriotes » – et parmi eux se trouvent certains de ceux qui ont le plus de « succès » – qui n’ont pas de convictions du tout. Ce sont simplement des hommes d’affaires, des vendeurs, et le produit qu’ils vendent est tout ce que les Américains patriotes sont prêts à acheter à un moment donné. Ils tendent un doigt mouillé pour prendre le vent de l’opinion patriotique et décident que maintenant il est temps de proposer un amendement contre le ramassage scolaire [1], ou une opposition à l’« abandon » du canal de Panama – ou même une « unité patriotique ».

Et lorsqu’un authentique patriote dénonce publiquement l’un de ces baratineurs, la réponse de la base est : « N’attaquez pas un autre patriote ! Nous avons besoin d’unité, pas de discorde ».

Finalement, il y a un certain nombre d’individus – les « vieux lutteurs » – qui sont assez sincères dans leurs convictions mais qui ont abandonné tout espoir réel d’accomplir quelque chose. Ils ont quelques partisans dévoués qui s’abonnent à leurs périodiques et qui les gardent tout juste rentables, et donc ils continuent à décocher leurs flèches. C’est ce qu’ils savent faire, et ils aiment bien ça. Ils n’ont aucun intérêt à faire quelque chose de plus.

Les problèmes de personnes prennent plusieurs formes. Il y a certains leaders patriotiques qui ne peuvent simplement pas s’entendre avec certains autres leaders, ou qui n’ont pas confiance en eux, ou qui sont intensément jaloux d’eux. Heureusement, c’est un problème qui n’est pas limité aux patriotes.

Les leaders de certaines organisations font de la glorification permanente d’eux-mêmes. Chacun d’eux est totalement grisé du sentiment d’être la plus grosse grenouille dans sa mare, et la dernière chose qu’il désire est de sauter de sa mare dans un lac, où il pourrait y avoir de plus grosses grenouilles. Il y a probablement plus d’une centaine d’« organisations » de ce genre dans le pays, et l’idée de gagner quelque chose en les unifiant est simplement risible.

Mais, en éliminant les baratineurs, les « vieux lutteurs », les amateurs de gloire, et quelques personnalités particulièrement sensibles ou difficiles, pourquoi les leaders patriotiques restants ne s’uniraient-ils pas – ceux qui croient suffisamment en la cause pour laquelle ils combattent pour la mettre au-dessus des considérations personnelles ? Hélas, c’est généralement cette fervente dévotion à une cause qui fournit la pierre d’achoppement sur le chemin de l’unité.

Un homme d’affaires, dont le seul intérêt est de maximiser sa « prise », fera volontiers tous les compromis nécessaires à un plus grand profit. L’idéologie est simplement un produit qu’il vend, et il est toujours prêt à passer à une nouvelle série de produits quand les conditions de vente changent – ou à prendre un nouveau partenaire ou à entrer dans une fusion.

Pour différentes raisons, l’organisateur d’un groupe purement ad hoc, qui n’a pas de vision au-delà de l’accomplissement d’un but immédiat et pratique, sera souvent prêt à joindre ses forces à quiconque peut l’aider, quelles que soient les différences de style ou de croyance.

D’un autre coté, le leader qui a combattu pendant des années – abandonnant sa carrière et tout semblant de vie familiale normale – pour faire avancer une cause qui a une signification idéologique profonde pour lui sera moins prêt à compromettre ses croyances pour un avantage temporaire. Il a une vision des choses à long terme et se soucie plus de maintenir son groupe dans la bonne direction vers un but éloigné, plutôt que de négocier le prochain cahot sur la route.

Pour le patriote exaspéré qui veut une délivrance immédiate vis-à-vis du communisme rampant, du crime dans les rues, et du ramassage scolaire, les chicaneries idéologiques peuvent sembler sans importance. Il ne peut simplement pas comprendre pourquoi le libertaire fervent, qui déteste le ramassage scolaire comme une contrainte gouvernementale contre la liberté de choix de l’individu, ne peut pas collaborer pour stopper le ramassage scolaire avec l’idéaliste racialiste, qui déteste le ramassage scolaire comme étant une pratique racialement et culturellement destructrice. Il oublie que le libertaire déteste aussi le « racisme » (comme forme de « collectivisme »), et que l’idéaliste racialiste déteste l’égoïsme, l’hyper-individualisme atomistique du libertaire. Aucun des deux n’est prêt à indiquer une approbation de la philosophie de l’autre en collaborant ouvertement.

Maintenant, tout cela ne signifie pas que les groupes patriotiques ne collaborent pas ou ne peuvent pas collaborer. Ils le font souvent, et il y aura sans doute davantage de collaboration dans le futur. La National Alliance, par exemple, collabore avec plusieurs autres groupes et avec des individus dont les croyances ne coïncident pas avec les nôtres, même si une telle collaboration n’est parfois pas rendue publique. Mais cela signifie que toute sorte de confédération patriotique étroitement unie, incorporant la plupart des groupes existant actuellement sous une direction unifiée, est extraordinairement improbable.

Cela, cependant, n’est peut-être pas la catastrophe complète qu’il paraît. Combiner des faiblesses ne produit pas nécessairement de la force, de même que huit estropiés, en joignant leurs bras, ne font pas un gladiateur.

Si ce qui est nécessaire est la véritable force, pas une combinaison de faiblesses, la manière dont la force sera obtenue sera probablement à travers un libre jeu de forces – à travers une compétition sélective entre différents groupes, dont l’un émergera comme le plus capable de diriger notre peuple. C’est un processus peu économique, et même tragique, mais cela a toujours été la voie de la Nature.

Tout ce qui est beau, noble, et de valeur durable dans ce monde est passé par un tel processus, qui a impitoyablement éliminé les faiblesses, puni les fautes, et corrigé les erreurs. Ce pour quoi nous luttons aujourd’hui ne sera atteint que par la même voie.

Nous devons faire tout ce qui est nécessaire pour gagner – y compris de joindre nos forces à celles d’autres groupes, quand cela peut faire avancer notre cause – mais nous ne devons pas faire l’erreur de sacrifier notre vraie force – qui est la justesse de nos idées – pour l’avantage illusoire d’un gain plus rapide en nombre.

 

[1] Le busing ou ramassage scolaire (par bus) a été imposé en 1970 dans le cadre des mesures de « discrimination positive » (affirmative action). Pour que les quotas raciaux soient respectés dans les écoles, il a fallu retirer de très nombreux enfants des écoles proches de leur domicile et les emmener – par bus – dans des écoles beaucoup plus éloignées. Un délire typiquement « antiraciste » qui s’est terminé en désastre social, s’attirant même l’opposition d’organisations noires. Le niveau scolaire ne s’est pas élevé d’un iota dans les écoles « défavorisées », le système (imposé par la Cour Suprême !) a généré une foule de problèmes facilement imaginables, et a aussi entraîné un exode des populations blanches (« White Flight ») désireuses d’échapper au multiracialisme obligatoire (et aux conséquences scolaires et culturelles) pour leurs enfants. (NDT)

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