Pr. Revilo P. Oliver – Le Grand Echec

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LE GRAND ECHEC

Pr. Revilo P. Oliver

Revilo P. Oliver

Les Croisades sont, pour ainsi dire, le grand tournant de l’histoire européenne. Elles ont inspiré des milliers de nouvelles et de romans dans toutes les langues européennes, dont le plus connu dans ce pays est probablement Le Talisman de Sir Walter Scott, un composé typique de 15% d’histoire et 85% de fantaisie exubérante. Elles sont l’objet d’innombrables études d’histoire générale et partielle, et même une bibliographie résumée couvrirait plusieurs pages. Pour un exposé méthodique des événements, je recommanderai seulement A History of the Crusades, ouvrage composite édité par Kenneth M. Sutton et d’autres (2 volumes, Madison, University of Wisconsin Press, 1969).

Le but avoué des Croisades était la conquête de la Palestine, alors appelée « La Terre Sainte », parce qu’elle avait été la scène des histoires rassemblées dans le livre saint des chrétiens. Quand nous considérons les individus qui participèrent à cette grande flambée de puissance militaire, nous pouvons difficilement déterminer dans quelles proportions un homme était animé par la superstition et par notre instinct racial pour l’aventure, la conquête et la gloire.

Avec les Croisades, l’Europe atteignit la plus grande mesure d’unité qu’elle avait connue depuis la chute de l’Empire Romain. Il est vrai qu’il y eut des dissensions fréquentes et quelquefois fatales parmi les chefs, mais ils se querellaient pour des rivalités de commandement, chacun étant jaloux de son propre prestige et faisant confiance à son propre jugement militaire, pas en tant qu’Anglais ou Français ou Allemands. Dans la société féodale (et si souvent dans le théâtre et le grand opéra élisabéthain), chaque seigneur territorial, comte ou duc, était le monarque absolu de son propre domaine, ne devant qu’une allégeance ténue à un roi ou un empereur, et la nationalité était tout au plus une vague perception de petites différences ethniques et de tempérament, pas encore systématisées en nation distinctes.

L’unité européenne manifestée dans les Croisades était, en partie, rendue possible par une religion commune, le christianisme sous la forme du catholicisme romain, pas encore perturbé par une hérésie redoutable, et en partie, par une culture commune et, parmi les gens lettrés, par une langue commune, le latin. Dans quelle proportion cette base d’unité fut-elle conservée par le christianisme est une question qui dépend de la spéculation sur ce qui serait advenu si les peuples germaniques avaient été préservés de la religion étrangère. La réponse donnée par Charles Renouvier dans son livre publié anonymement, Uchronie (Paris, 1876), n’est que l’une de celles qui peuvent être acceptée avec une égale vraisemblance.

Dans les Croisades, pour la première fois depuis la décadence de Rome, l’Europe prenait l’offensive et, en accord avec notre tendance à l’expansion et à la conquête, les armées relativement réduites des guerriers européens vainquirent les hordes armées des musulmans, subjuguèrent la Palestine, firent d’un Aryen le Roi de Jérusalem, et divisèrent le pays en domaines féodaux.

Dans les Croisades, l’Europe manifesta aussi, ici et là, un sens de l’unité raciale. L’un des grands chefs de la Première Croisade, Godefroy de Bouillon, remarqua la folie d’aller en Orient combattre les Sarrasins, tout en laissant sa femme et ses héritiers exposés aux déprédations d’une autre race orientale, les ennemis de Dieu et des hommes, et ce fut seulement avec difficulté qu’il accepta de partir pour la Croisade et de laisser à la maison un travail urgent non terminé. D’autres nobles, notamment Emicho de Leiningen, Guillaume de Melun et Gâtinais, Clarebold de Vendeuil, Thomas de la Fère et Drogo de Nesle, tentèrent de nettoyer à la hâte quelques cités allemandes, notamment Speyer, Worms, Mainz et Cologne, sur le chemin de la guerre sainte. Leurs efforts patriotiques furent largement entravés par des hommes de leur propre race. Les Juifs coururent se réfugier dans les églises et les monastères, où ils furent protégés par des ecclésiastiques vénaux et superstitieux, y compris des évêques et des archevêques, et certains allèrent se cacher dans les maisons de bourgeois vénaux ou compatissants. Parmi les Juifs qui tombèrent entre les mains des Croisés, beaucoup sauvèrent leur vie en acceptant avec empressement d’être aspergés d’eau bénite, pendant qu’un certain nombre d’autres étaient massacrés. Les guerriers en route pour la Palestine ne pouvaient pas rester longtemps à un endroit, leur tentative d’épuration fut donc plus symbolique que réelle, et ils durent se contenter d’un nombre relativement faible d’exécutions, et de récupération du butin, que les usuriers et les escrocs remplacèrent rapidement par de nouvelles déprédations.

Les chéris de Yahvé se plaignent habituellement et perpétuellement d’être persécutés, et comme les Croisés massacrèrent un certain nombre d’entre eux – ceux qui n’avaient pas réussi à déguerpir ou à se cacher dans les sanctuaires – ils eurent une certaine base pour inventer un « holocauste ». Ils écrivirent des récits sur la multitude de pauvres innocents qui se tuèrent eux-mêmes et qui tuèrent héroïquement leurs familles, pour éviter de tomber entre les mains des infâmes chrétiens. Ces récits ont été récemment traduits, exposés et détaillés par Robert Chazan dans European Jews and the First Crusade (Berkeley, University of California Press, 1987), un livre que je n’ai pas lu, bien que j’aie lu une bonne partie des sources dans une édition de Neubauer, Stern et Baer (Berlin, 1892). Chazan a évidemment accepté ces histoires comme des chroniques historiques.

Le Pr Ivan G. Marcus du Jewish Theological Seminary, dans sa présentation du livre de Chazan dans Speculum, LXIV (1989), p. 685, note que les diverses sources sont le produit de plusieurs révisions et furent recueillies par trois familles, qui se distinguaient par l’usage des mots « infection » ou « saleté », ou les deux, pour désigner les chrétiens. Il reconnaît que les histoires, « améliorées » par chaque « réviseur », sont « des réécritures littéraires, soigneusement rédigées, pleines de rhétorique et motivées sur le plan liturgique, écrites avec une intention précise ».

Il est vraisemblable que quelques Juifs – nous ne saurons jamais combien – suivirent l’exemple qui fut donné, selon la tradition, par les Juifs à Massada quand la forteresse fut reprise par les Romains en 73 après J.C., et se tuèrent et tuèrent leurs familles, plutôt que d’être temporairement souillés par quelques gouttes de l’eau bénite des Européens détestés.

Lorsque les Croisés atteignirent la Palestine, leurs prouesses et leur valeur écrasèrent les armées musulmanes et leur donnèrent la possession de tout le territoire qu’ils convoitaient, sur lequel ils établirent une domination qui a laissé des traces qui excitent encore l’imagination des touristes, notamment les vastes ruines du Krak des Chevaliers. Mais leur conquête de la Palestine, ainsi que leur tardive conquête de l’Empire byzantin, fut en définitive éphémère, et quand les Européens se retirèrent, le pays retomba aux mains des gens à qui il avait été pris.

Le grand effort, inspiré par le christianisme, se termina par un échec, parce que les esprits des conquérants avaient été embrouillés et pervertis par le christianisme. Ainsi le sang de notre race fut versé en vain, et son héroïsme interrompu, comme cela devait souvent arriver pendant les siècles suivants.

Un autre récit d’une partie de l’histoire des Croisades est le livre d’Edward Burnam, The Templars, Knights of God [Les Templiers, Chevaliers de Dieu] (Londres, Crucible, 1988), qui fait l’objet d’une présentation admirablement perspicace par les éditeurs du Mankind Quaterly, XXIX (1989), p. 421.

Les Chevaliers du Temple combattirent vaillamment et héroïquement au Proche Orient, mais leur Ordre fut une tentative de combiner deux choses incompatibles : la chevalerie et la piété. Ils étaient des guerriers, mais ils étaient aussi des ecclésiastiques, et en tant que tels ils étaient condamnés au célibat. Ils ne pouvaient pas se marier, et comme le christianisme avait hérité de la misogynie morbide de ses inventeurs juifs, et l’avait même exacerbée, ils n’étaient même pas autorisés à avoir des rapports avec ces animaux dégoûtants et dangereux, les femmes. Le résultat, naturellement, fut que certains devinrent homosexuels, un vice qui n’exclut pas nécessairement la valeur (*), pendant que d’autres, se soustrayant à une loi inhumaine, prirent des concubines, habituellement des femmes de la population indigène, et engendrèrent des bâtards.

(*) Note : en témoigne les fameux Heiros Lochos de Thèbes, si leurs habitudes sexuelles sont correctement racontées. Philippe de Macédoine, qui n’était en aucune manière un sentimental, mais qui en tant qu’Aryen admirait le courage et la loyauté, pleura quand il les vit morts sur le champ de bataille de Chéronnée.

Les Chevaliers du Temple, par conséquent, furent un élément de la ruine raciale provoquée par une religion étrangère et empoisonnée. Comme les éditeurs [du Mankind Quaterly] le remarquent dans leur présentation, ils furent une partie de la mémoire historique qui nous incite à nous « étonner que l’Europe ait pu supporter si longtemps la perte génétique constante résultant de siècles de guerre d’une part, et de siècles de tradition monastique d’autre part. »

La superstition juive, par conséquent, fut la cause qui interrompit la première grande conquête européenne et en fit une guerre pour sauver une partie du monde pour le compte du christianisme, et donc, en dépit de tout l’héroïsme des guerriers aryens, la rendit finalement aussi futile et aussi stupide qu’une guerre « pour sauver la démocratie dans le monde ».

On ne peut pas mieux dire que la conclusion de la présentation [du Mankind Quaterly], concernant un fait historique hautement significatif qui est habituellement négligé par les écrivains aspirant à être des pseudo-historiens populaires :

« Bien que le Levant était potentiellement une source de richesse et d’abondance pour l’Europe, ayant une position centrale pour le commerce avec l’Orient, il aurait pu être conservé seulement si les Croisés avaient abandonné l’idéal chrétien, qui considérait la population chrétienne indigène comme sa fratrie, et s’ils avaient plutôt organisé la colonisation permanente de la Terre Sainte par des colons européens, amenant des femmes européennes, et assurant ainsi une garnison permanente et abondante, suffisante pour résister aux hordes musulmanes arrivant sur eux de toutes les directions. Bien que les Croisés ne tombèrent jamais, au Levant, au niveau de dégénérescence des Byzantins, la seule progéniture qu’ils eurent ici fut conçue avec des femmes indigènes qui ne possédaient certainement pas le patrimoine génétique des chevaliers européens, et qui n’étaient certainement pas élevées dans la tradition qui enthousiasmait la chevalerie d’Europe. Pour la grande majorité des chevaliers européens, la participation aux Croisades et l’installation au Levant signifia une mort génétique. Les musulmans indigènes pouvaient toujours former de nouvelles armées pour reprendre les villes prises par les Croisés à un coût si élevé, alors qu’une réaction des Croisés était possible seulement quand les querelles internes en Europe, politiques et religieuses, permettait à une nouvelle génération de jeunes chevaliers d’être envoyés au Levant. »

Envoyés, pourrait-on ajouter, à leur mort génétique, avec pour résultat un affaiblissement supplémentaire du grand et irremplaçable patrimoine de notre race.

Ainsi vous pouvez voir que la drogue hallucinogène avec laquelle notre race fut intoxiquée par ses éternels ennemis et par ses propres aigrefins et ses propres derviches déments, fut tout aussi mortelle en 1096-1144 que de nos jours. On peut se demander si notre race chancelante, à présent si affaiblie dans sa vigueur raciale, pourra jamais se remettre du « sida » spirituel avec lequel elle fut contaminée aux IVe et Ve siècles de l’ère actuelle. Certainement pas, tant qu’elle réprimera stupidement le peu qui reste de son système immunitaire ravagé.

(Publié dans la revue Liberty Bell, décembre 1989)

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