Qu’est-ce que le « Politiquement Correct » ?

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Qu’est-ce que le « Politiquement Correct » ?

William S. Lind

La plupart des Américains regardent les années 1950 comme une bonne époque. Nos maisons étaient en sécurité, au point que beaucoup de gens ne prenaient pas la peine de fermer leur porte à clé. Les écoles publiques étaient généralement excellentes, et leurs problèmes étaient des choses comme le bavardage en classe et la course dans les couloirs. La plupart des hommes traitaient les femmes comme des dames, et la plupart des dames consacraient leur temps et leurs efforts à entretenir leur maison, à bien élever leurs enfants et à aider leur communauté par le travail volontaire. Les enfants grandissaient dans des foyers avec deux parents, et la mère était présente pour accueillir l’enfant lorsqu’il revenait de l’école. Le divertissement était une chose dont toute la famille pouvait profiter.

Qu’est-il arrivé ?

Si un homme de l’Amérique des années 1950 était soudain introduit dans l’Amérique des années 2000, il aurait du mal à reconnaître son pays. Il serait en danger immédiat d’être victime d’une agression, d’un car-jacking ou pire, parce qu’il n’aurait pas appris à vivre dans la crainte constante. Il ne saurait pas qu’il ne faut pas aller dans certaines parties de la ville, que sa voiture doit non seulement être verrouillée mais équipée d’une alarme, qu’il ne faut pas dormir la nuit sans fermer les fenêtres et verrouiller la porte – et mettre en route le système électronique de sécurité.

S’il emmenait sa famille avec lui, lui et sa femme enverraient sûrement avec joie leurs enfants à la plus proche école publique. Quand les enfants reviendraient dans l’après-midi et leur diraient qu’ils ont dû passer devant un détecteur de métal pour entrer dans le bâtiment, qu’un autre gamin leur a donné un peu de bonne poudre blanche et qu’on leur a appris que l’homosexualité était normale et bonne, les parents ne comprendraient pas.

Au bureau, l’homme pourrait allumer une cigarette, faire une allusion à la « petite dame », et dire qu’il est heureux de voir que la société employait quelques Nègres à des postes importants. Chacun de ces actes lui vaudrait une réprimande rapide, et additionnés ils pourraient provoquer son licenciement.

Quand elle allait en ville faire les magasins, sa femme mettait un joli tailleur, un chapeau, et peut-être des gants. Elle ne comprendrait pas pourquoi les gens la regardent d’un air bizarre et se moquent d’elle.

Et quand toute la famille s’assoit après le dîner pour regarder la télévision, ils ne comprendraient pas comment la pornographie des magazines sordides avec les mots « Pour adultes seulement » imprimés sur la couverture a pu faire tant de progrès.

Si elle le pouvait, notre famille repartirait dans les années 1950 aussi vite qu’elle le pourrait, avec une horrible histoire à raconter. Leur histoire serait celle d’une nation qui a décliné et dégénéré à une vitesse fantastique, passant en moins d’un demi-siècle du rang du plus grand pays sur terre à celui d’une nation du Tiers Monde, submergée par le crime, le bruit, la drogue et la saleté. La chute de Rome fut gracieuse en comparaison.

Pourquoi est-ce arrivé ?

Durant les quarante dernières années, l’Amérique a été conquise par la même force qui s’était auparavant emparée de la Russie, de la Chine, de l’Allemagne et de l’Italie. Cette force est l’idéologie. Ici, comme ailleurs, l’idéologie a infligé des dommages énormes à la culture traditionnelle qu’elle a fini par dominer, la fracturant partout et en détruisant la plus grande partie. A sa place vinrent la peur, et la ruine. La Russie aura besoin d’une génération au moins pour guérir du communisme, si toutefois elle y parvient.

L’idéologie qui s’est emparée de l’Amérique est généralement connue sous le nom de « Politiquement Correct ». Certains considèrent cela comme une plaisanterie. Ce n’en est pas une. C’est tout à fait sérieux. Elle cherche à altérer virtuellement toutes les règles, formelles ou pas, qui gouvernent les relations dans la société et les institutions. Elle veut changer le comportement, la pensée, et même les mots que nous utilisons. Dans une large mesure, elle l’a déjà fait. Celui ou ce qui contrôle le langage contrôle aussi la pensée. Qui ose parler de « dames » maintenant ?

Qu’est-ce donc que le « Politiquement Correct » ? Le Politiquement Correct  est en fait du marxisme culturel – du marxisme traduit de l’économique en termes culturels. L’effort pour faire passer le marxisme de l’économie à la culture n’a pas commencé avec la révolte étudiante des années 1960. Il remonte au moins aux années 1920 et aux écrits du communiste italien Antonio Gramsci. En 1923, en Allemagne, un groupe de marxistes fonda un institut conçu pour faire la transition, l’Institut de Recherche Sociale (connu plus tard sous le nom d’Ecole de Francfort). L’un de ses fondateurs, George Lukacs, dit que son but répondait à la question : « Qui nous sauvera de la civilisation occidentale ? ». L’Ecole de Francfort gagna une profonde influence dans les universités américaines après que beaucoup de ses principaux animateurs se soient établis aux Etats-Unis dans les années 1930 pour échapper au national-socialisme en Allemagne.

L’Ecole de Francfort fusionna Marx avec Freud, et des influences ultérieures (dont certaines fascistes aussi bien que marxistes) ajoutèrent la linguistique pour créer la « théorie critique » et la « déconstruction ». Celles-ci influencèrent à leur tour grandement la théorie éducative, et par l’intermédiaire des institutions de l’enseignement supérieur elles donnèrent naissance à ce que nous appelons maintenant le « Politiquement Correct ». La lignée est claire, et descend directement de Karl Marx.

Les parallèles entre le vieux marxisme économique et le marxisme culturel sont évidents. Le marxisme culturel, ou Politiquement Correct, partage avec le marxisme classique la vision d’une « société sans classes », c’est-à-dire une société offrant non seulement des chances égales, mais aussi des conditions égales. Puisque cette vision contredit la nature humaine – parce que les gens sont différents, ils finissent par être inégaux, quel que soit le point de départ –, la société ne l’acceptera pas si on ne la lui oblige pas. Donc, dans les deux variantes de marxisme, elle est imposée. C’est le premier parallèle majeur entre le marxisme classique et le marxisme culturel : tous deux sont des idéologies totalitaires. La nature totalitaire du Politiquement Correct peut être vue sur les campus où le « PC » s’est emparé de l’université : la liberté d’expression, de la presse, et même de la pensée est entièrement éliminée.

Le second parallèle majeur est que le marxisme économique classique et le marxisme culturel ont tous deux une explication unique de l’histoire. Le marxisme classique affirme que toute l’histoire a été déterminée par la propriété des moyens de production. Le marxisme culturel dit que l’histoire est totalement expliquée par la nature des groupes – définis par le sexe, la race, et la normalité ou l’anormalité sexuelle – qui ont le pouvoir sur les autres groupes.

Le troisième parallèle est que les deux catégories de marxisme déclarent certains groupes comme vertueux et d’autres mauvais a priori, c’est-à-dire sans considérer le comportement réel des individus. Le marxisme classique définit les ouvriers et les paysans comme vertueux et la bourgeoisie (la classe moyenne) et les autres propriétaires du capital comme mauvais. Le marxisme culturel définit les Noirs, les Hispaniques, les femmes féministes, les homosexuels et certains groupes minoritaires additionnels comme vertueux et les hommes blancs comme mauvais (le marxisme culturel ne reconnaît pas l’existence des femmes non-féministes, et définit les Noirs qui rejettent le Politiquement Correct comme Blancs).

Le quatrième parallèle est dans les moyens : l’expropriation. Les marxistes économiques, lorsqu’ils obtenaient le pouvoir, expropriaient la bourgeoisie et transféraient ses biens à l’Etat, « représentant » des ouvriers et des paysans. Les marxistes culturels, lorsqu’ils obtiennent le pouvoir (y compris à travers notre propre gouvernement), imposent des pénalités aux hommes blancs et à leurs autres adversaires, et donnent des privilèges aux groupes qu’ils favorisent. La discrimination positive est un exemple.

Finalement, les deux variétés de marxistes emploient une méthode d’analyse conçue pour montrer la correction de leur idéologie dans chaque situation. Pour les marxistes classiques, l’analyse est économique. Pour les marxistes culturels, l’analyse est linguistique : déconstruction. La déconstruction « prouve » que n’importe quel « texte », passé ou présent, illustre l’oppression des Noirs, des femmes, des homosexuels, etc., en lisant cette signification dans les mots du texte (quelle que soit leur signification réelle). Les deux méthodes sont, bien sûr, des analyses bidon qui déforment les sources pour qu’elles cadrent avec des conclusions prédéterminées, mais elles donnent un air « scientifique » à l’idéologie.

Ces parallèles ne sont ni remarquables ni une coïncidence. Ils existent parce que le Politiquement Correct est directement dérivé du marxisme classique, et c’est en fait une variante du marxisme. Durant la plus grande partie de l’histoire du marxisme, les marxistes culturels étaient « tenus en-dehors » du mouvement par les marxistes économiques classiques. Aujourd’hui, le marxisme économique étant mort, le marxisme culturel a chaussé ses bottes. Le moyen a changé, mais le message est le même : une société d’égalitarisme radical imposée par le pouvoir de l’Etat.

Le Politiquement Correct domine maintenant la société américaine comme un colosse. Il s’est emparé des deux partis politiques – les récentes conventions républicaines furent chorégraphiées en accord avec ses dictats, alors que les conservateurs culturels se virent montrer la direction de la porte – et est imposé par de nombreuses lois et réglementations gouvernementales. Il contrôle l’élément le plus puissant dans notre culture, l’industrie du divertissement. Il domine l’enseignement public et l’enseignement supérieur : plus d’un campus universitaire est une petite Corée du Nord dorée. Il s’est même emparé du haut clergé dans de nombreuses Eglises chrétiennes. Quiconque dans l’Establishment qui s’écarte de ses dictats cesse rapidement d’être un membre de l’Establishment.

Le reste de ce petit livre explorera en détail le sujet du Politiquement Correct : son histoire, sa méthode d’analyse (la déconstruction), et les moyens par lesquels il a atteint son influence, en particulier par l’éducation.

Mais une autre question doit être traitée au début, la question la plus vitale : comment les Américains peuvent-ils combattre le Politiquement Correct et reprendre la société aux marxistes culturels ?

Il ne suffit pas de simplement critiquer le Politiquement Correct. Il tolère une certaine quantité de criticisme, et même une gentille moquerie. Il ne fait pas cela par véritable tolérance envers d’autres points de vue, mais pour désarmer ses adversaires, pour apparaître moins menaçant qu’il ne l’est. Les marxistes culturels n’ont pas encore le pouvoir total, et ils sont trop habiles pour apparaître totalitaires tant que leur victoire n’est pas assurée.

Ceux qui voudraient vaincre le marxisme culturel doivent plutôt le défier. Ils doivent utiliser les mots qu’il interdit, et refuser d’utiliser les mots qu’il impose ; souvenez-vous, « sexe » est meilleur que « genre ». Ils doivent crier sur les toits les réalités qu’il cherche à supprimer, comme les faits que le crime violent est disproportionnellement commis par des Noirs et que la plupart des cas de SIDA sont volontaires, c’est-à-dire acquis par des actes sexuels immoraux. Ils doivent refuser d’envoyer leurs enfants dans les écoles publiques.

Avant tout, ceux qui voudraient défier le Politiquement Correct doivent se comporter selon les anciennes règles de notre culture, pas les nouvelles règles imposées par les marxistes culturels. Les dames doivent être des épouses et des femmes d’intérieur, pas des flics ou des soldats, et les hommes devraient encore tenir les portes pour les dames. Les enfants ne doivent pas naître hors-mariage. L’homosexualité publique devrait être évitée. Les jurés ne devraient pas accepter la race comme une excuse pour le meurtre.

Le défi se répand. Quand d’autres Américains voient une personne défier le Politiquement Correct et survivre – et vous pouvez encore, pour l’instant –, ils sont enhardis. Ils sont tentés de la défier, eux aussi, et certains le font. Les répercussions d’un seul acte de défi, par exemple d’aller devant l’idole d’argile et briser son nez, peuvent être immenses. Il n’y a rien que le Politiquement Correct craigne davantage que le défi public, et à juste titre ; c’est leur point le plus vulnérable. Cela devrait conduire les conservateurs culturels à défier le marxisme culturel à chaque occasion.

Si l’heure est tardive, la bataille n’est pas encore décidée. Très peu d’Américains comprennent que le Politiquement Correct est en fait du marxisme sous un costume différent. A mesure que cette compréhension se répand, le défi se répandra avec elle. Pour le moment, le Politiquement Correct prospère en se déguisant. Par le défi, et par notre propre éducation (qui devrait faire partie de chaque acte de défi), nous pouvons arracher son camouflage et révéler le marxisme derrière la façade de la « sensibilité », de la « tolérance », et du « multiculturalisme ».

Ce message vous est transmis par les Soaring Eagles – www.soaringeaglesgallery.com

Votre site web pour les personnes d’ascendance européenne politiquement attentives.

 

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