Dr. William Pierce – Notre Cause

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NOTRE CAUSE

Dr. William Pierce

Chaque jour, je reçois des lettres de nos membres dans tout le pays ainsi que de gens ici dans la région de Washington qui ont assisté à nos réunions dans le passé. Ces lettres et ces questions indiquent qu’il y a encore une certaine incertitude dans l’esprit des gens concernant ce que nous sommes, ce en quoi nous croyons, et ce que nous avons l’intention de faire. Des questions, en d’autres mots, sur ce dont il s’agit. Cette nuit, je veux tenter à nouveau de répondre à ces questions aussi clairement que possible.

Je suis sûr que l’une des difficultés que les gens ont en tentant de nous comprendre est qu’ils ne savent pas vraiment comment nous classer. Ils sont habitués à mettre tout ce qu’ils rencontrent dans des petites cases mentales étiquetées droite, gauche, communiste, raciste, et ainsi de suite. Et dès qu’ils ont fait cela, ils pensent qu’ils ont tout compris.

Or le problème est que nous ne rentrons dans aucune de leurs cases habituelles. Et c’est parce que la doctrine de la National Alliance, la vérité pour laquelle nous luttons, n’est pas seulement un réchauffé de vieilles idées familières mais est réellement quelque chose de nouveau pour les Américains.

Peut-être que la meilleure manière d’approcher une compréhension de l’Alliance est de commencer par se débarrasser de quelques-unes des cases les plus gênantes. C’est-à-dire en soulignant ce que nous ne sommes pas. Nous ne sommes pas, comme beaucoup de gens tendent d’abord à croire, un groupe conservateur ou de droite. Et je n’essaye pas simplement d’être astucieux en disant cela. Je n’essaye pas simplement de souligner que nous sommes un groupe de droite spécial ou un groupe de droite meilleur. En fait, notre vérité a très peu en commun avec la plupart des croyances de droite. Nous ne sommes pas intéressés, par exemple, par la restauration de la Constitution. La Constitution, écrite il y a 200 ans, a bien servi un certain but pendant un temps. Mais ce temps est maintenant passé. Son but n’était pas non plus le même que notre but aujourd’hui. Nous ne sommes pas intéressés par les droits des Etats, par la restauration de l’ancienne souveraineté des Etats individuels. Nous ne croyons pas, comme nos amis conservateurs, qu’un gouvernement fort et centralisé soit un mal en soi. C’est en fait une nécessité pour surmonter beaucoup des obstacles qui se trouvent devant nous en tant que peuple.

Qu’est-ce qui est encore cher aux cœurs des gens de droite ? Voulons-nous restaurer la prière et la lecture de la Bible dans les écoles publiques ? Pas vraiment. L’anti-fluorisation ? Stupidité. Impôt sur le revenu ? Avortement ? Pornographie ? Eh bien, sur ces questions il se peut que nous sympathisions davantage avec la position de droite qu’avec la position de gauche, mais ce ne sont néanmoins que des questions secondaires pour nous. Ce n’est pas pour ces raisons que nous sommes ici. Ce ne sont pas des choses pour lesquelles nous sommes prêts à mourir.

Il y a, en fait, plusieurs questions sur lesquelles nous sommes plus proches de ce qui serait ordinairement considéré comme une position libérale ou de gauche que d’une position conservatrice ou de droite. L’une de ces questions est celle de l’écologie : la protection de notre environnement naturel, l’élimination de la pollution, et la protection de la vie sauvage. Et il y a aussi d’autres questions sur lesquelles nous sommes plus proches des libéraux que des conservateurs, bien que je doute que nous soyons complètement d’accord avec eux sur toutes les questions ; de même que nous sommes rarement en accord complet, si toutefois nous le sommes parfois, avec la droite sur toutes les questions.

La raison de l’absence d’un accord complet, lorsqu’il semble y avoir un accord approximatif, avec la droite tout comme avec la gauche, est que notre position sur chaque question est dérivée d’une vision-du-monde sous-jacente qui est fondamentalement différente de celles de la droite tout comme de la gauche. C’est-à-dire dans la mesure où elles auraient une philosophie sous-jacente. Souvent il n’y en a aucune, et beaucoup de gens qui se considèrent comme des libéraux, des conservateurs ou des modérés ont simplement un assortiment d’idées sur diverses questions qui ne sont liées à aucune idée commune, but commun ou philosophie commune.

Avant de tourner un regard positif sur l’Alliance, laissez-moi examiner quelques autres regards négatifs. Une chose que nous ne tentons pas de faire, c’est de trouver des solutions rapides ou faciles aux problèmes auxquels nous sommes confrontés en tant que peuple. Nous avons des problèmes terriblement difficiles. Si nous voulons vraiment les résoudre, nous devons nous attaquer à eux avec plus de détermination, plus de ténacité et plus de fanatisme que nous ne l’avons fait jusqu’ici. Nous devons nous préparer mentalement et spirituellement à un combat très long, sanglant et pénible.

Nous ne devons pas imaginer que nous sommes comme une escouade de soldats sur le point de donner l’assaut à une grotte remplie de pillards et que le seul préparatif nécessaire est de nous assurer que nos baïonnettes sont bien fixées et que notre poudre est sèche. Cela semble être l’attitude de la plupart des patriotes ces jours-ci, et ce n’est pas une attitude réaliste. « Jetez dehors ces fainéants de Washington », disent-ils, « et nos problèmes seront réglés ».

Non. Nous devons nous considérer comme le début – simplement le début – d’une puissante armée dont la tâche n’est pas de nettoyer une grotte remplie de voleurs, mais de conquérir tout un monde hostile. Avant que le premier coup de feu soit tiré, nous devons construire notre flotte d’invasion avec des milliers de navires et de machines de siège. Nous devons préparer des quantités massives de boulets de canon, de poudre, et de toutes sortes d’autres munitions. Et nous devons faire une centaine d’autres choses.

En d’autres mots, nous devons nous préparer pour notre lutte politique avant de pouvoir en espérer autre chose que l’invariable échec qui a récompensé les patriotes dans le passé. Nous devons bâtir une fondation qui nous soutiendra pendant une très longue campagne.

Laissez-moi vous donner une autre analogie. Nous sommes comme une tribu de gens affamés vivant dans un pays qui, bien que le sol soit fertile, fournit relativement peu de choses à manger. Ces gens trouvent quelques baies sur les buissons et quelques racines comestibles dans le sol. Tout ce qu’ils peuvent penser, c’est qu’ils ont faim et qu’ils doivent se remplir le ventre. C’est leur problème immédiat. Ils passent tout leur temps, jour après jour, année après année, à rechercher ces rares baies sur les buissons et à arracher quelques racines sur le sol. Et ils ne se remplissent jamais vraiment le ventre ; ils restent toujours affamés et au bord de la famine. Et cela parce que personne n’a jamais cessé quelques minutes de chercher des baies et n’a jamais pensé au-delà du problème immédiat de se remplir le ventre, maintenant, pour ce repas. Personne n’a proposé que pendant que quelques-uns continueraient à rechercher des baies, d’autres dans la tribu supporteraient les souffrances de la faim pendant un petit moment et fabriqueraient quelques outils simples, une simple charrue à partir d’une branche d’arbre peut-être, et une houe, et utiliseraient ensuite ces outils pour labourer quelques-unes des zones les plus fertiles de leur pays et planter quelques rangées de baies et les surveiller pour que les oiseaux ne les picorent pas. Ils pourraient sarcler ces rangées et peut-être détourner de l’eau d’une rivière proche pour les irriguer. S’ils faisaient cela, s’ils pensaient au-delà de leur problème immédiat, et, dans la mesure du possible, s’ils s’attaquaient à un problème beaucoup plus grand, ils finiraient par résoudre, même si cela pourrait prendre des années, le problème de la faim qu’ils n’avaient jamais pu résoudre lorsqu’ils ne faisaient que penser à cela. La solution au problème de remplir leur ventre serait de développer une base agricole pour leur ramassage de baies et leur récolte de racines.

Aujourd’hui nous avons besoin d’une base philosophique et spirituelle pour notre lutte politique. Une base, bien sûr, qui nous dise pourquoi nous devons combattre et dans quel but nous combattons. Mais nous voulons aussi une base qui nous dira comment bâtir tout un nouveau monde quand nous aurons remporté la victoire politique. En d’autres mots, nous ne bâtissons pas une base pour l’utiliser pendant un mois, ou pendant quelques années, mais une base qui durera un millier d’années et davantage. Nous bâtissons une base qui ne servira pas seulement pour nous, mais aussi pour d’innombrables futures générations de notre race. Et il est grand temps de faire cela. Nous avons dérivé sans aucun sens de l’orientation, sans aucune perspective à long terme, pendant bien trop longtemps. Il est temps de cesser de fixer nos regards sur l’année prochaine, sur la prochaine élection, et de les fixer maintenant sur l’éternité.

Vous savez, nous les Américains sommes connus pour être des gens pratiques, des gens à la tête dure, pas des insensés. Nous ne sommes peut-être pas de grands penseurs, mais nous sommes de vrais solutionneurs de problèmes. Nous ne tournons pas autour du pot ; nous allons droit au but. C’est ainsi que nous avons établi ce pays. Nous ne nous sommes pas tourmentés pour savoir si nous étions honnêtes avec les Indiens quand nous avons pris leur terre ; nous avons simplement marché droit sur eux et nous avons continué à pousser vers l’ouest. C’est ce que nous avions à faire. Nous avons simplement suivi nos instincts et utilisé nos têtes et, la plupart du temps, nous avons fait ce qu’il fallait.

Mais nous avons aussi fait quelques erreurs, de grosses erreurs. Parce que les colonies du Sud étaient idéalement adaptées à certains types de cultures qui demandaient beaucoup de travail manuel, et que bien sûr il n’y avait pas de machines à cette époque, nous avons amené les Nègres dans ce pays. Cela semblait être sacrément logique économiquement à l’époque. Mais nous aurions vraiment dû réfléchir plus sérieusement aux conséquences à long terme de cette mesure. Nous n’aurions pas eu besoin d’être de vrais sorciers pour prévoir le futur. L’histoire fournit un certain nombre d’exemples instructifs pour que nous puissions les étudier.

Nous avons continué à faire des erreurs : des erreurs basées sur une vue trop courte pour la plupart, des erreurs pour ne pas avoir été capables de voir autre chose que le problème immédiat, des erreurs pour ne pas avoir pensé assez loin. En analysant la situation un peu plus profondément, nous pouvons dire que nous avions la vue courte parce que nous n’avions pas de base vraiment solide pour voir plus loin. Nous n’avions pas de fondation solide sur laquelle nous dresser pour évaluer les conséquences à long terme de nos décisions. Et, en résultat de cela, nous sommes devenus la proie de diverses sortes de sentimentalité, une sentimentalité d’ici et maintenant, une sentimentalité enracinée seulement dans le présent. C’est cette sorte de sentimentalité floue, comme celle de La case de l’Oncle Tom, qui conduisit à la guerre entre les Etats et au déversement de quelque trois millions de Noirs dans notre société libre, il y a une centaine d’années. Elle conduisit aussi à notre échec à suffisamment contrôler l’immigration dans ce pays, notre échec à empêcher le déluge de Juifs qui se déversa sur nous après la Guerre Civile.

Ces choses troublèrent beaucoup de gens honnêtes. Lincoln fut troublé par les conséquences potentielles de la libération des Nègres. Plus tard, d’autres furent troublés par les dangers de l’immigration incontrôlée. Mais les sentimentalistes vagues l’emportèrent, parce que ceux qui savaient dans leur cœur que le pays faisait des erreurs n’avaient pas une base vraiment solide pour pouvoir s’opposer aux sentimentalistes. Ils n’avaient pas leurs yeux fixés sur l’éternité. Ils n’avaient pas de vision-du-monde globale pour les guider.

Et ce même problème de courte vue est bien pire aujourd’hui. Quelqu’un va à l’église et entend son pasteur lui dire que nous sommes tous des enfants de Dieu, Noirs et Blancs. Et bien que son instinct tente de lui dire que le pasteur est en train de l’égarer, il ne contestera pas la parole du pasteur parce qu’il n’a pas de convictions fermes enracinées dans l’éternité pour soutenir ses sentiments. La même chose est vraie pour le pays entier, et de toute notre race, aujourd’hui. Nous sommes comme un navire sans boussole. Diverses factions de l’équipage discutent de la direction à prendre, mais personne ne sait vraiment où le navire se dirige. Nous avons perdu notre sens de l’orientation. Nous n’avons plus d’étoile fixe et lointaine pour nous guider. En réalité, c’est même pire que cela. Nous avons perdu notre capacité à suivre une étoile lointaine, même si nous pouvions en voir une. Nous sommes comme une nation ou une race sans âme. Et c’est une condition fatale.

Aucun programme purement politique ne peut avoir de véritable valeur pour nous sur le long terme si nous ne retrouvons pas nos âmes, si nous ne réapprenons pas une fois de plus comment être fidèles à notre nature intérieure, si nous n’apprenons pas à tenir compte de l’étincelle divine à l’intérieur de nous et à baser toutes nos décisions sur une philosophie claire et complète, éclairée par cette étincelle.

Laissez-moi vous raconter une petite histoire, qui je crois illustrera notre problème. Il y a plusieurs années, je parlais à une classe dans une école privée du Maryland. C’était l’Ecole des Amis du Printemps Indien dirigée par les Quakers, mais avec une communauté étudiante qui semblait être à peu près également partagée entre Juifs et non-Juifs, et quelques Noirs symboliques en plus d’eux. Pendant tout mon discours à la classe, une fille blonde et le seul Nègre de la classe étaient assis côte-à-côte au premier rang et s’embrassaient et se câlinaient dans une tentative manifestement planifiée pour me distraire. Le sujet de mon discours était l’importance du développement d’un sentiment d’identité raciale et de fierté raciale chez les Américains blancs, si nous voulions survivre. Quand j’eus terminé, un étudiant blanc, d’environ 17 ans, se leva pour poser la première question. Sa question fut : « Qu’est-ce qui vous fait penser que la survie de la race blanche soit si importante ? »

Je fus sidéré et restai sans voix. Et pendant que je restais debout, la bouche ouverte, un jeune Juif se dressa et donna sa propre réponse. « Il n’y a aucune bonne raison pour que les Blancs survivent », annonça le Juif, « parce qu’ils n’ont rien apporté à la race humaine, à part le savoir-faire pour tuer des gens. D’autres races ont contribué à tout ce qui est valable, à tout ce qui permet aux gens d’être plus heureux et d’être plus à l’aise ». Et ensuite il claironna une liste de cinq ou six noms : Freud, Einstein, Salk, et quelques autres – tous juifs. Je lui demandai alors si lui-même était un Juif, et il répondit avec autant d’arrogance et de mépris qu’il put trouver : « Oui je le suis, et j’en suis fier ! ». A ce moment la classe entière, Blancs inclus, se leva et donna au jeune Juif une ovation debout [standing ovation]. L’enseignant au fond de la salle avait un grand sourire sur son visage.

Inutile de le dire, mon discours fut sacrément inutile avec cette classe. Les enfants blancs d’ici avaient été soumis à tant d’intimidation morale, ils avaient été tellement bourrés de culpabilité raciale et de haine-de-soi, leurs esprits étaient tellement déformés, qu’il est douteux que quelqu’un puisse les en arracher. En tous cas personne ne le pouvait en une heure de temps.

Mais la chose qui m’embêta encore plus que la culpabilité raciale collective artificielle qui avait été instillée dans ces garçons et ces filles fut mon incapacité à répondre à la question du garçon blanc. Pourquoi devrions-nous survivre ? C’est l’une de ces questions comme : pourquoi le bien est-il meilleur que le mal ? Ou, de nos jours, pourquoi l’hétérosexualité est-elle meilleure que l’homosexualité ? Si deux personnes veulent avoir des relations sexuelles, qui sommes-nous pour dire qu’il vaut mieux que ce soit un homme et une femme plutôt que deux hommes ou deux femmes ? Une question connexe concerne le mélange racial : pourquoi un homme noir et une femme blanche, ou vice-versa, ne devraient-ils pas vivre ensemble s’ils peuvent être heureux ? Ce sont des questions auxquelles la plupart des Blancs, même les Blancs sains et normaux, ne peuvent pas donner de réponses satisfaisantes aujourd’hui.

Il y a une centaine d’années, avant que les Juifs viennent inonder notre pays et s’emparer de nos médias et de notre système éducatif, nous n’aurions pas vraiment eu besoin de réponses. Nous savions simplement qu’il était important pour notre race de survivre et de progresser. Nous savions que l’homosexualité et les relations sexuelles interraciales étaient mauvaises. C’est notre intuition qui nous le disait. Les réponses étaient dans nos âmes même si nous ne pouvions pas les exprimer par des mots. Mais ensuite les Juifs – qui sont des gens habiles, des gens très habiles – arrivèrent, et ils commencèrent à poser ces questions-là. Et quand nous ne pûmes pas leur répondre, ils commencèrent à fournir leurs propres réponses.

Maintenant nous tous ici, cette nuit, savons ce que sont les réponses des Juifs. Nous les lisons dans nos journaux, et nous les entendons à la télévision chaque jour. Quelques Blancs, en fait une majorité au début, s’opposèrent aux plans des Juifs. Mais leurs raisons pour s’opposer à eux étaient toutes de mauvaises raisons. Par exemple, quand on leur demandait : « Pourquoi votre fils ou votre fille ne devrait-il/elle pas épouser un Noir/une Noire ? », leur réponse était : « Eh bien, deux personnes avec des arrière-plans aussi différents ne seraient pas heureux ensemble. Ils auront des enfants de race mélangée qui ne seront acceptés ni par les Blancs ni par les Noirs. Il y a une meilleure chance pour qu’un mariage fonctionne si les deux partenaires sont de la même race. Le monde n’est simplement pas encore prêt pour les mariages mixtes ». Eh bien, bien sûr, les Juifs ne furent pas longs à réfuter des objections aussi molles et superficielles. Le problème était que notre peuple avait déjà accepté la plupart des prémisses juives fondamentales. Notre critère pour choisir un partenaire de mariage était le bonheur – le bonheur ! –, le nôtre ou celui de nos enfants. Personne n’avait de réponses vraiment solides, des réponses basées sur quelque chose de fondamental. Certainement les églises, dont le rôle aurait dû être de fournir les justes réponses, ne nous furent d’aucune aide. Elles étaient en fait, et sont toujours, à l’avant-garde de l’agression juive contre toutes nos valeurs et institutions. Elles sont tellement à la remorque des Juifs qu’elles tentent maintenant de trouver un moyen de réécrire le Nouveau Testament, en supprimant ou en changeant tous les passages qui déplaisent aux Juifs, comme la responsabilité juive dans la crucifixion de Jésus.

Les Juifs purent continuer à s’acharner sur les Américains blancs – en fouinant, en faisant pression, en posant plus de questions, en soulevant plus de doutes – jusqu’à ce que nous ayons perdu toute foi en ce que nous savions autrefois intuitivement être vrai. Notre éthique, notre code de comportement, nos valeurs, nos sentiments et nos aspirations furent tous jetés à l’égout. Ce qu’ils nous donnèrent à la place, ce fut la nouvelle « moralité » du « si vous en avez envie, faites-le ». Nos enfants apprennent à l’école que le progrès signifie plus de bonheur pour plus de gens. Et le bonheur, bien sûr, signifie se sentir bien. Toute l’idée est résumée dans un slogan de Coca-Cola. Je suis sûr que vous l’avez tous vu à la télévision : un cercle de vingt personnes à peu près, de toutes couleurs et des deux sexes, manifestement aussi heureuses et insouciantes que possible, se tiennent par la main et chantent : « Je voudrais donner au monde un Coke ». Et qui osera critiquer une chose comme cela, à part le raciste le plus vil et le plus borné ?

L’Américain moyen – même un Américain qui n’approuve pas le mélange racial – ne sait pas comment répondre à un appel aussi habile que ce slogan de Coca-Cola, et en tous cas le gamin blanc moyen dans nos écoles aujourd’hui ne le sait pas. Et dès qu’il a inconsciemment accepté les prémisses cachées dans ce slogan – et toute l’attitude envers la vie, dont ce slogan est sorti –, la question qu’on m’a posée à l’Ecole des Amis du Printemps Indien surgit naturellement. Puisque les gens de toutes les races sont égaux et essentiellement semblables – Blancs, Noirs, Juifs, Gitans, Chinois, Mulâtres – et puisqu’ils peuvent tous être heureux en faisant le même genre de choses, pourquoi devrions-nous nous inquiéter de la race d’une personne, ou même de la nôtre ? Le sexe ne serait-il pas aussi agréable pour nous si nous étions noirs au lieu d’être blancs ? Un Coke ne serait-il pas aussi bon ? Quelle différence cela fait-il si nos petits-enfants sont des mulâtres, tant que l’économie marche bien et qu’ils peuvent tous s’offrir des belles voitures et des écrans TV en couleur ?

Or on peut attaquer ce monde juif fantaisiste avec des faits. On peut montrer que bien que les Juifs sont habiles, ils n’ont pas inventé tout ce qui est valable dans le monde. Les Blancs ont inventé quelques petites choses, à part tuer d’autres gens. Et on peut montrer que les différences raciales vont plus loin que la couleur de la peau. On peut parler des performances de QI ; on peut citer des exemples historiques où des civilisations ont décliné et se sont effondrées l’une après l’autre quand la race qui les a bâties a commencé à faire des mariages mixtes avec ses esclaves. Mais rien de cela ne convaincra vraiment le gamin dont la principale préoccupation est de savoir si les consommateurs du monde – par exemple les heureux buveurs de Coke – seront moins heureux dans un monde sans Blancs.

Ce que nous avons échoué à faire dans le passé, c’est de comprendre la profonde source intérieure d’où jaillissaient nos sentiments et notre intuition sur la race et d’autres questions. Nous n’avions pas de vision-du-monde vraiment saine et solide à offrir à ce gamin blanc, à la place de la vision-du-monde juive plastique et astucieuse du slogan de Coca-Cola. Et donc nous ne pouvions pas vraiment répondre à sa question sur la survie de la race blanche, ni lui donner une raison vraiment convaincante de ne pas faire simplement tout ce dont il a envie – que ce soit consommer de la drogue, coucher avec des Noires, ou expérimenter l’homosexualité.

Vous pourriez penser que ce gamin blanc est un cas libéral extrême, mais il n’est pas vraiment différent du businessman moyen – et je veux bien dire moyen – dans ce pays. Il était habituellement ségrégationniste il y a quelques années, mais il devint intégrationniste quand les Noirs commencèrent à faire des émeutes et à brûler des choses à la fin des années 60. Après tout, les émeutes sont mauvaises pour les affaires. Leurs visions individuelles du monde sont peut-être un peu différentes, mais l’homme d’affaires et le gamin du Maryland basent tous les deux leur pensée sur une seule et même chose – le matérialisme juif égoïste. Le gamin qui croit que le but de la vie est le bonheur sait qu’il n’y a pas beaucoup de choses sur cette terre plus heureuses qu’une bande de négrillons s’ébattant dans une flaque de boue. Et l’homme d’affaires qui croit que le but de la vie est de gagner de l’argent sait que l’argent d’un consommateur noir est tout aussi vert [*] que celui d’un consommateur blanc.

[*] Les billets de banque américains sont de couleur verte. (NDT).

Une personne qui accepte ce genre de base, en effet, ne peut pas voir une seule raison convaincante pour laquelle la race blanche devrait survivre. Son but est de vivre une « bonne vie ». Et pour lui cela signifie une vie avec beaucoup d’argent, beaucoup de choses à manger et à boire, beaucoup de sexe, de nouvelles voitures, de grandes maisons, et des distractions constantes. Le divertissement : voilà tout ce pourquoi il vit, tout ce dont il se préoccupe, et tout ce qu’il comprend. Parlez-lui d’un but, et ses yeux s’écarquillent. Parlez-lui d’éternité, et il se moquera de vous. Il sait qu’il ne vivra pas éternellement, bien qu’il n’aime pas penser à cela. Il a l’intention de profiter de la vie autant que possible. Tout ce qui va plus loin que cela ne signifie rien pour lui. Comme cela est différent de l’attitude envers la vie qu’avaient nos ancêtres en Europe du Nord, il y a quelques centaines d’années ! Ils étaient tout aussi avides d’argent que nous, bien sûr, et ils aimaient profiter de la vie quand ils le pouvaient, mais cela n’était pas le sens de la vie pour eux. Leur attitude envers la vie et la mort était peut-être la mieux résumée dans une strophe d’une vieille saga nordique. Elle dit ceci :

Les parents meurent et le bétail meurt,

Et toi aussi, tu mourras ;

Mais je sais une chose qui jamais ne meurt :

La gloire des actions d’un homme mort.

Le philosophe allemand Arthur Schopenhauer exprima essentiellement la même idée lorsqu’il dit que la plus grande chose qu’un homme puisse espérer est un passage héroïque à travers la vie. En d’autres mots, c’est la grandeur et non le bonheur qui est la marque d’une bonne vie. Maintenant, je ne veux pas suggérer que nous devons tous chercher à devenir célèbres ou à mourir héroïquement sur le champ de bataille avec l’épée ou le fusil à la main. Certains d’entre nous peuvent se voir accorder cela, mais ce qui est important, ce que nous pouvons tous faire, même ceux qui pensent que nous sommes fondamentalement non-héroïques, c’est d’adopter l’attitude envers la vie et envers la mort qui était implicite dans les anciennes sagas et dans la citation de Schopenhauer.

L’attitude de vivre en vue de l’éternité, de vivre avec l’éternité toujours à l’esprit au lieu de vivre seulement pour l’instantané, l’attitude selon laquelle l’individu n’est pas une fin en soi mais plutôt que l’individu vit pour et par quelque chose de plus grand – en particulier, pour et par sa communauté raciale (qui est éternelle) – semble avoir échappé à la plupart d’entre nous aujourd’hui. C’est une attitude qui est diamétralement opposée à l’attitude juive étrangère qui a été adoptée par la plupart des Américains aujourd’hui. Nous avons choisi le bonheur au lieu de la grandeur, l’instantané au lieu de l’éternité. Nous sommes devenus une nation – une race entière – d’égoïstes à plein temps, une race préoccupée par une seule chose : l’autosatisfaction.

L’homme moyen, bien sûr, a toujours eu la vue sacrément courte, et ses intérêts ont toujours été sacrément limités à son propre bien-être. Ainsi le matérialisme d’aujourd’hui dont je parlais est une question de degré. Il a une emprise relativement plus forte qu’avant sur l’homme de la rue. Mais ce qui est pire, c’est qu’aujourd’hui il a aussi une emprise sur nos dirigeants, sur nos enseignants, sur nos poètes, sur nos philosophes, et même sur nos prêtres. Il a tellement saturé nos âmes que nous avons réagi en devenant spirituellement malades. Et cette maladie spirituelle, cette perte de nos âmes, est la raison pour laquelle nous sommes dans une situation si critique aujourd’hui. Et c’est pourquoi nous serons dans une situation de plus en plus critique, à mesure que le temps passe. Nous ne surmonterons jamais les problèmes qui nous assaillent tant que cette maladie ne sera pas guérie.

Et s’il vous plaît ne vous méprenez pas. Je ne parle pas du « salaire du péché » au sens où beaucoup d’entre vous peuvent le connaître. Je ne parle pas d’une déité anthropomorphique, d’un père céleste assis sur son trône dans le ciel et nous punissant, nous empêchant de triompher de nos ennemis parce que nous n’obéissons pas à ses commandements. Non, c’est une stupidité ! Nous ne sommes punis par aucun être surnaturel. Nous sommes en difficulté pour la même raison que l’est un explorateur dans un pays sauvage difficile et sans repères lorsqu’il perd sa boussole et qu’il ne peut pas voir le ciel à travers l’épais feuillage. Il ne sait plus où se diriger. C’est notre problème le plus fondamental – nous ne savons pas où nous allons. Nous n’avons pas de direction. Nous avons perdu notre chemin.

Mais c’est une chose que je ne devrais pas vraiment avoir à vous dire, parce que chacun ici aujourd’hui sait cela. Même s’il ne comprend pas encore comment ou pourquoi il le sait. Il sait cependant que le cours actuel de notre société est erroné. Il est artificiel. Il est mauvais. Nous savons tous qu’il est erroné d’accepter l’attitude du « tout va très bien » qui prévaut aujourd’hui. Nous savons qu’il est erroné de vivre seulement pour le présent, d’oublier le passé et d’ignorer le futur. Il est erroné d’avoir comme seul but l’autosatisfaction momentanée. C’est pourquoi nous sommes ici. Nous savons qu’il y a quelque chose de plus, quelque chose d’autre, une meilleure voie. Nous savons cela pour la même raison que nous sommes attirés par la beauté et la noblesse et que nous éprouvons de la répulsion pour ce qui est laid et vil, quelles que soient les modes artificielles de notre époque. Nous le savons parce que tout au fond de nous, dans notre âme raciale, se trouve une source de sagesse divine, de sagesse immémoriale, de sagesse aussi ancienne que l’univers. C’est la sagesse, la vérité dont nous à la National Alliance voulons faire le fondement de notre politique nationale. C’est une vérité dont la plupart d’entre nous ont été largement inconscients durant toute notre vie, mais que nous avons maintenant l’occasion de comprendre d’une manière claire et précise.

Notre vérité nous dit qu’aucun homme, aucune race, ni même cette planète, n’existe comme une fin en soi. La seule chose qui existe comme une fin en soi est le tout. Le tout dont les choses que je viens de nommer font partie. L’univers est une manifestation physique du tout. Le tout est continuellement changeant et sera toujours changeant. Il évolue. C’est-à-dire qu’il évolue vers des états d’existence toujours plus complexes, toujours plus élevés. Le développement de la vie sur terre à partir de la matière non-vivante fut un pas dans ce processus évolutionnaire sans fin. L’évolution de créatures anthropoïdes à partir de formes de vie plus primitives fut un autre pas. La diversification de ces créatures en races et sous-races différentes, et l’évolution continue de ces races différentes en parties du monde différentes à des stades différents, ont été des continuations de ce processus. Toute l’évolution de la vie sur terre depuis son commencement, il y a quelque trois milliards d’années, et dans un sens plus général, l’évolution de l’univers durant une période beaucoup plus longue avant l’apparition de la vie, est une évolution non seulement au sens où elle engendre des formes physiques de plus en plus développées, mais aussi une évolution de la conscience. C’est une évolution dans la conscience-de-soi du tout.

Depuis le début, le tout, le créateur, le créé-par-lui-même, a suivi, en fait a incarné, un élan ascendant – un élan vers des degrés toujours plus élevés de conscience-de-soi, vers des états toujours plus parfaits d’autoréalisation.

Chez l’homme – dans notre race en particulier – cet élan ascendant, cette étincelle divine, nous a amenés à un nouveau seuil. Un seuil aussi important que ce qui séparait la matière non-vivante, il y a trois milliards d’années, de la matière vivante en laquelle elle a évolué. Le seuil d’aujourd’hui est un seuil dans la conscience-de-soi. Nous sommes maintenant à la veille d’une pleine compréhension du fait que nous sommes une manifestation du créateur, que nous sommes les moyens et la substance par lesquels le créateur, par lesquels le tout dont nous faisons partie, peut continuer son auto-évolution.

Quand nous comprendrons cela, quand nous écouterons l’étincelle divine à l’intérieur de nous, alors nous pourrons une fois de plus gravir le chemin ascendant qui nous a conduits du sub-homme à l’homme et qui peut nous conduire maintenant de l’homme au surhomme et au-delà. Mais nous ne pourrons pas faire cela, nous ne pourrons pas trouver le chemin, sans cette conscience, sans cette compréhension que la responsabilité est la nôtre, que nous ne sommes pas les jouets de Dieu mais que nous sommes nous-mêmes une manifestation de Dieu et que nous pouvons devenir, devons maintenant devenir, une manifestation consciente. C’est seulement de cette manière que nous pourrons accomplir le destin qui nous a été assigné.

Laissez-moi souligner à nouveau, avec des mots différents, ce que je vous ai dit plus tôt dans cette soirée sur la construction d’une base spirituelle pour notre travail politique. L’approche à longue portée de l’Alliance est nécessaire, absolument nécessaire, et inévitable. Les approches à courte portée que d’autres patriotes tentent, et tentent depuis de nombreuses décennies maintenant, les milliers de solutions ad hoc d’approches limitées rapides et faciles, que ce soit le refus de payer l’impôt ou en posant des bombes, ne peuvent pas résoudre les problèmes ultimes qui se posent à nous. Elles ne peuvent pas nous rendre nos âmes. Il peut sembler ironique que nous devrions tenter de conquérir et de transformer le monde entier, que nous devrions faire des plans pour l’éternité, alors que personne n’a jamais été capable de concevoir un plan efficace pour atteindre des buts beaucoup plus limités, restaurer la constitution, par exemple, ou sortir des Nations Unies, ou tout ce que vous voulez. Mais c’est justement l’étroitesse de vue de ceux qui travaillent pour ces buts limités qui a été la cause de leur échec. Et c’est l’enracinement de nos plans dans l’éternité qui nous donne confiance en leur succès ultime, quel que soit le temps que cela nous prendra.

Donc je vous le dis à nouveau, notre approche n’est pas simplement une question de choix ; elle est nécessaire. Il n’y a pas d’autre voie à part la nôtre. Il n’y a qu’un seul chemin. Et il y a quelque chose d’autre que nous devons comprendre. Notre philosophie, notre quête du chemin ascendant, n’est pas une chose que nous devrions accepter à contrecœur parce que nous la voyons comme nécessaire à la solution de notre problème racial, de notre problème juif, et de notre problème communiste. Ce n’est pas une chose que nous acceptons parce que nous ne pouvons pas trouver une approche plus facile de ces problèmes. Non ! Si nous la regardons de cette manière, alors nous ne nous sommes pas encore débarrassés de l’étroitesse de vue qui a été notre malheur dans le passé. Nous devons comprendre que la vérité pour laquelle nous luttons transcende tous les problèmes du présent. Encore une fois, trouver notre voie menant au seul vrai chemin transcende toutes les questions d’économie, de politique, et en fin de compte même de race, tout comme l’éternité transcende le lendemain. Donc cessons de mettre la charrue avant les bœufs, mentalement et spirituellement. Enlevons nos œillères mentales. Comprenons que la vérité a une valeur en soi et que se consacrer à la vérité est une vertu en soi. C’est d’autant plus vrai dans un monde où le mensonge semble régner.

Les problèmes devant lesquels nous nous trouvons dans le monde aujourd’hui sont des problèmes graves et ils doivent être résolus. Mais la tâche première et la plus importante, la tâche dont tous nos autres problèmes dépendent finalement pour leur solution, mais aussi la tâche qui serait toujours aussi importante à accomplir si tous nos autres problèmes n’existaient pas, est la tâche, la seule tâche, qui nous a été assignée par le créateur. C’est la tâche consistant à parvenir à la pleine conscience de notre unicité avec le tout, parvenir à la pleine conscience que nous faisons partie du créateur et que notre destinée est d’atteindre le seul but pour lequel l’univers existe – l’autoréalisation du créateur.

Notre vérité est une vérité très simple, mais ses implications vont bien au-delà de notre imagination. Dans la mesure où nous la comprenons et l’acceptons, elle nous met à part de tous les gens autour de nous. Notre acceptation de cette vérité nous désigne comme les seuls adultes dans un monde d’enfants. Car ce qui est implicite dans notre croyance, c’est la reconnaissance et l’acceptation de notre responsabilité concernant le futur de l’univers. Le sort de tout ce qui sera à jamais repose dans nos mains aujourd’hui. C’est une responsabilité terrible et effrayante – une responsabilité écrasante. Si nous étions seulement des hommes nous ne pourrions pas l’assumer. Nous devrions inventer quelque être surnaturel pour lui transférer notre responsabilité. Mais nous devons et pouvons l’assumer si nous comprenons que nous incarnons nous-mêmes l’étincelle divine qui est l’appel ascendant de l’univers.

L’acceptation de notre vérité nous charge non seulement de la responsabilité que d’autres hommes ont évitée durant toute l’histoire, mais elle nous accorde aussi un manteau d’autorité morale qui accompagne la responsabilité, l’autorité morale de faire tout ce qui est nécessaire pour assumer notre responsabilité. De plus, c’est une acceptation de notre destin, un destin illimité, un destin glorieux au-delà de l’imagination, si nous avons vraiment le courage de nos convictions. Si nous nous conformons vraiment aux exigences que notre vérité place sur nous, cela signifie que pendant que les autres hommes continuent de vivre seulement au jour le jour, continuent à rechercher seulement l’autosatisfaction, et continuent à vivre des vies qui sont essentiellement dépourvues de sens et qui ne laissent pas de trace derrière eux lorsqu’ils ont disparu, nous vivons et travaillons pour l’éternité. En faisant cela, nous devenons une partie de cette éternité.

Pour certains, notre tâche peut sembler trop grande pour nous, notre responsabilité trop écrasante. S’ils ont raison, si nous choisissons de rester des enfants au lieu d’accepter notre état adulte, si nous poursuivons les approches à courte vue du passé, alors sur le long terme nous échouerons complètement. Les ennemis de notre race l’emporteront sur nous, et nous et notre race disparaîtront pour toujours. Tous nos sacrifices, et tous les rêves et sacrifices de nos ancêtres, auront été vains. Pas même un souvenir de nous, ou de notre race, ne restera quand l’esprit créatif de l’univers tentera, en un autre endroit, en un autre temps, d’une autre manière, de faire ce que nous aurons échoué à faire. Mais je ne crois pas que nous échouerons. Parce qu’en travaillant à réaliser notre but, nous retrouvons encore une fois notre voie vers le chemin juste et naturel pour notre peuple. Nous travaillons encore une fois avec le tout. Et nous avons une puissante tradition derrière nous.

Notre but est le but pour lequel la terre fut créée à partir du gaz et de la poussière du cosmos, le but pour lequel le premier amphibien primitif rampa hors de la mer il y a trois cent millions d’années et apprit à vivre sur la terre, le but pour lequel la première race d’hommes se dégagea des races de sub-hommes qui l’entouraient et se reproduisit uniquement à l’intérieur de son espèce. C’est le but pour lequel les premiers hommes capturèrent pour la première fois la foudre du ciel, la domptèrent, et l’appelèrent feu ; le but pour lequel nos ancêtres construisirent le premier observatoire astronomique du monde sur une plaine britannique, il y a plus de 4.000 ans. C’est le but pour lequel Jésus, le Galiléen, combattit les Juifs et mourut il y a plus de 2.000 ans [*] ; le but pour lequel Rembrandt peignit ; le but pour lequel Shakespeare écrivit ; et le but pour lequel Newton médita. Notre but, le but dont nous devons devenir obsédés, est celui pour lequel les meilleurs et les plus nobles hommes et femmes de notre race à travers les âges combattirent et moururent, qu’ils en aient été pleinement conscients ou non. C’est le but pour lequel ils recherchèrent et créèrent la beauté ; le but pour lequel ils étudièrent les cieux et découvrirent les mystères de la Nature ; le but pour lequel ils combattirent les forces dégénératives, régressives et mauvaises tout autour d’eux ; le but pour lequel, au lieu de prendre le chemin facile de la vie, le chemin descendant, ils choisirent le chemin ascendant, sans se soucier des douleurs, des souffrances et des sacrifices que ce choix impliquait.

[*] Cette phrase fut plus tard reprochée à Pierce par certains membres de son mouvement qui étaient partisans d’une rupture totale avec le christianisme (cet éloge de Jésus relève d’ailleurs plutôt d’une approche « marcionienne », à la manière de Dietrich Eckart et Adolf Hitler dans leur fameux dialogue, Le bolchevisme de Moïse à Lénine). A cette objection Pierce répondit que cela avait été écrit dans le contexte de l’époque et que si c’était à refaire il ne réécrirait pas cette phrase, mais que cet article (« Notre Cause ») avait maintenant été diffusé partout, aussi bien sous forme écrite que sous forme d’enregistrement audio, et qu’il n’avait pas envie de mette en circulation une version « expurgée ». (NDT)

Oui ! Ils firent ces choses, en grande partie sans avoir une pleine compréhension de leurs motifs, tout comme le premier amphibien ne comprenait pas son but lorsqu’il rampa jusqu’à la terre. Notre but est le but du créateur, notre chemin est le chemin de la conscience divine, le chemin de l’autoréalisation du créateur. C’est le chemin qui nous est ordonné du fait de ce que nous sommes, du fait de l’étincelle divine en nous, et en personne d’autre. Aucune autre race ne peut suivre ce chemin, notre chemin, à notre place. Nous seuls devons prouver si nous sommes adaptés pour servir le but du créateur. Et si nous sommes adaptés, si nous tenons compte une fois de plus de la connaissance intérieure gravée dans nos âmes par le créateur, si nous regagnons la foi dans les choses dont nous savions autrefois qu’elles étaient vraies sans pleinement en comprendre la raison, et si nous découvrons maintenant la raison en nous-mêmes, alors nous serons une fois de plus sur le chemin ascendant ordonné pour nous, et notre destin sera la divinité.

Ceux d’entre vous qui sont avec nous pour la première fois ont, j’espère, au moins commencé à comprendre qui nous sommes et ce que nous voulons faire. Je sais que j’ai laissé beaucoup de vos questions sans réponses ; des questions sur des sujets politiques, sociaux, raciaux et économiques actuels ; des questions sur des choses concrètes. Nous parlons de ces choses dans nos réunions. Nous parlons d’elles d’une manière très concrète et terre-à-terre. J’en ai discuté dans les réunions passées et j’en discuterai à nouveau dans les réunions futures – les buts de triompher des ennemis de notre peuple, de sauvegarder le futur de notre race, et de bâtir un nouvel ordre de beauté, de santé mentale, de force et de santé sur cette terre, afin que notre peuple puisse progresser et mûrir jusqu’à ce qu’il soit capable de jouer le rôle assigné à lui par le créateur. Mais maintenant je veux être sûr que vous comprenez simplement une chose. Si nous devons un jour accomplir ces avancées concrètes, ces victoires physiques, ce renouveau matériel de notre nation, de notre civilisation, de notre race, alors nous devons d’abord accomplir les avancées spirituelles dont j’ai parlé ici. Sans un fondement spirituel, la victoire matérielle ne peut pas être obtenue.

Comme je l’ai dit, dans nos futures réunions nous explorerons de nombreuses questions individuelles en détail, bien plus que nous l’avons fait ici. Nous espérons que vous nous rejoindrez dans ces futures réunions et que vous obtiendrez une plus grande compréhension de notre travail, et nous espérons que vous commencerez à partager notre engagement pour ce travail. Et laissez-moi dire cela spécialement pour ceux qui sont avec nous pour la première fois, nous ne nous soucions pas de ce que vous êtes ou de ce que vous avez cru dans le passé, et nous ne demandons pas non plus que vous soyez exactement d’accord avec nous sur une centaine de questions sociales, politiques, économiques et raciales. Tout ce dont nous avons besoin c’est que vous partagiez avec nous un engagement pour la vérité simple mais grande que je vous ai expliquée ici, que vous compreniez que vous faites partie du tout, qui est le créateur, que vous compreniez que votre but, le but de l’humanité et le but de chaque autre partie de la création, est le but du créateur, que ce but est l’ascension incessante du chemin de la création, le chemin de la vie symbolisée par notre Rune de Vie, que vous compreniez que ce chemin conduit toujours plus haut vers l’autoréalisation du créateur, et que le destin de ceux qui suivent ce chemin est la divinité. Si vous partagez cette seule vérité avec nous, alors tout le reste suivra et nous vous invitons à vous engager maintenant, aujourd’hui, à nous rejoindre et à travailler avec nous.

(discours prononcé fin 1976, enregistré sur cassette puis publié sous forme écrite)

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