Les agents des forces obscures

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Les agents des forces obscures

Savitri Devi

Les paroles magiques… résonnaient à travers l’Allemagne vaincue. Et les centaines de milliers d’hommes ne se sentaient plus vaincus. Ils savaient maintenant qu’ils avaient été trahis. Et ils rugissaient contre les traîtres et contre les puissances obscures à l’œuvre derrière eux… Ils se sentaient forts ; ils se sentaient jeunes – invincibles et immortels… Ils se rassemblaient, de plus en plus nombreux, autour de l’Homme dont la parole inspirée stimulait en eux les plus hautes possibilités d’un joyeux héroïsme – et leur faisait voir d’anciennes vérités oubliées, dans une brillante et nouvelle lumière… Ils voyaient en lui le Chef, le Vengeur, le Sauveur – l’incarnation vivante de leur être collectif invaincu, ce qu’il était en effet. Et ils le suivaient aveuglément. Leur amour le porta au pouvoir ; leur amour… et leur haine envers ceux qu’il leur avait à juste titre désigné comme les promoteurs de l’humiliation de 1918 et de toute la misère ultérieure : les Juifs, et les serviteurs de la Juiverie, les agents des Forces Obscures par nature ou par choix, les véritables ennemis de l’Allemagne – et du monde.

Leurs véritables ennemis et… leurs seuls ennemis. Adolf Hitler n’en avait pas désigné d’autres (et c’est précisément pour cette raison que le monde entier – ce monde condamné de l’Age Sombre, frappé de folie, qui acclame ses ennemis et tue ses amis – s’est levé contre lui comme un seul homme). Le fait est trop important pour ne pas mériter une explication complète.

Rien n’est plus déloyal envers le national-socialisme que la description trop facile de son « antisémitisme » comme « un moyen pour détourner l’attention du peuple allemand loin de ses véritables exploiteurs » (ce qui veut dire : les capitalistes allemands), ou, comme une expression moderne de l’immémoriale « jalousie » des Goyim – de tous les Goyim – à la vue de l’indéniable succès des Juifs dans les affaires. La première hypothèse, avancée ad nauseam par les communistes et leurs sympathisants – révèle soit une absence complète de bonne foi, soit une incompréhension complète de la question juive et donc de tout « antisémitisme » sérieux et vital. La seconde pourrait aussi bien s’appliquer à l’« antisémitisme » arménien (ou à celui de ces Levantins commercialement habiles, dont seuls les Juifs sont capables de surpasser la ruse). Celui-ci n’a rien en commun avec l’hostilité profonde, biologique et par conséquent irréductible qui oppose les nationaux-socialistes et les Juifs.

Sans doute cette hostilité explosa-t-elle d’abord en une tempête populaire en réponse à tous les torts tangibles causés par les Juifs au peuple allemand depuis quelques décennies (et plus d’un Allemand dont la famille avait été réduite à la misère par les Juifs au temps de l’inflation, après la Première Guerre mondiale, fit bon accueil à l’antisémitisme tapageur du jeune mouvement, pour des raisons personnelles non moins que nationales). Sans doute la première chose qui fit d’Adolf Hitler lui-même un ennemi définitif des Juifs fut-elle sa connaissance du rôle antiallemand joué par ceux-ci, à la fois politiquement et socialement, en Autriche et en Allemagne, déjà avant 1914, en particulier sa connaissance de l’esprit juif et de la direction juive du marxisme, et sa conscience de la présence des Juifs dans la presse, dans le théâtre, etc. …derrière toute la propagande visant directement ou indirectement à la destruction de tout instinct national sain parmi les gens de sang allemand. En d’autres mots, l’antisémitisme national-socialiste est d’abord une autodéfense raciale de l’Aryen ; une réaction vigoureuse contre le mal que les Juifs faisaient (et font à nouveau, depuis 1945) dans un pays aryen.

Mais il y a plus à dire – beaucoup plus. Ce que les Juifs faisaient et font (et ne peuvent que faire) est une conséquence de ce qu’ils sont – et de ce qu’ils restent même quand ils tournent le dos à la tradition (ou prétendent le faire) et deviennent chrétiens, théosophistes, bouddhistes ou simplement « rationalistes »… ou communistes. Et ils sont, fondamentalement, irréductiblement – déjà dans le Royaume invisible dont ce monde de formes et de couleurs et de sons n’est qu’une projection –, l’opposé polaire de l’élite aryenne naturelle ; la contrepartie obscure des plus jeunes Enfants du Soleil. Aussi racialement conscients qu’eux, sinon – hélas ! – souvent plus ; aussi étroitement liés qu’eux par la solidarité la plus impérieuse ; par une solidarité totale (dans les affaires pratiques – financières et politiques – non moins que dans les affaires religieuses ou soi-disant religieuses) telle qu’on peut rarement en rencontrer une dans l’histoire ; aussi dévouée que la leur à un but collectif implacable. Mais le leur n’est pas la conscience légitime de la vraie solidarité et de la solidarité du sang des meilleurs de la Nature ; non, ce n’est pas la fierté raciale saine et le patriotisme d’un vrai peuple, à sa place dans le plan de la Vie. Et leur but collectif n’est pas non plus, comme celui des adeptes d’Adolf Hitler, « en harmonie avec le sens originel des choses ». Au contraire !

Car en premier lieu, les Juifs ne sont pas une race au vrai sens du mot – et encore moins les « élus de Dieu ». Ils ne sont ni une variété homogène de Sémites ni une fratrie de types sémitiques apparentés se portant une relation comme celle qui relie les Aryens de type « nordique », « dinarique », ou autre, à l’intérieur de la nation allemande. Il suffit de les regarder pour en être convaincu ; non, de les regarder dans le pays où ils se sont rassemblés pendant les trente ou quarante dernières années, venant de tous les ghettos du monde, au nom de leur passé commun et de leur nationalité commune : la Palestine. On y rencontre, à part le Juif « classique », des Juifs de tous types physiques, incluant le type slave, incluant le type « nordique » – rare, sans doute, mais présent et pas nécessairement marqué par les signes visibles bien-connus de l’ascendance juive. Et certains des membres de l’étrange communauté mondiale pseudo-ethnique, pseudo-religieuse – comme, par exemple, les dénommés « Juifs noirs » de Cochin, sur la côte de Malabar – n’ont pas de sang juif, en fait, pas de sang sémitique du tout dans leurs veines ! [1]… ce qui ne les empêche pas de se sentir « juifs ».

La communauté mondiale juive n’est pas – n’est plus, depuis des siècles déjà – une nation sémitique mais une fratrie sans race rassemblée autour d’un noyau sémitique ; une fratrie sans race, mais aussi racialement consciente que n’importe quel peuple ; des éléments cosmopolites de plus en plus nombreux qui mettent les caractéristiques habituelles des sans-race – déloyauté ; absence de scrupules ; mépris de l’ordre ; scepticisme empoisonneur de l’âme – au service de l’idée raciale qu’ils ont partiellement héritée, partiellement adoptée de leurs frères de pur sang sémite, frères de foi et d’intérêts – une section très précise, et inférieure, de la plus grande race sémitique – dans laquelle la maîtrise pour la subtilité et l’intrigue surpasse de loin toutes les qualités guerrières.

Et son but collectif, poursuivi à travers l’histoire avec une cohérence infatigable, n’est rien moins que la prospérité et le pouvoir du Juif, partout dans le monde, aux dépens de tous les non-Juifs. La conscience d’être (plus ou moins) les « enfants d’Abraham » et celle de la « Loi » commune sous laquelle (formellement du moins) ses membres vivent, soudent assez bien la communauté. Mais ce ne sont que des moyens pour une fin. Et la fin – le but collectif commun : le règne juif véritable – est ce qui compte réellement.

C’est un but impie, dont l’accomplissement impliquerait la dissolution de toutes les races et de toutes les nationalités véritables ; de toutes les communautés naturelles, c’est-à-dire de toutes celles qui ont un solide fondement racial (d’abord la dissolution de la plus douée et de la plus consciente ; de la plus adaptée pour régner – l’Aryen – puis, graduellement, de toutes les autres, incluant, finalement, le noyau sémitique de la communauté juive elle-même) et l’emprise toujours plus forte d’un pouvoir financier sans âme – le pouvoir du sans-race, doté d’une intelligence destructive – sur des masses de plus en plus abâtardies et innombrables de Menschenmaterial [matériel humain], ne possédant ni pensée ni volonté propres, ni l’innocence et la noblesse des animaux.

C’est le but des Forces de l’Obscurité, dont l’influence croît, dont le jeu devient de plus en plus libre et éhonté, et dont le règne s’affirme comme une réalité de plus en plus évidente, à mesure que l’histoire suit sa course descendante fatale. C’est le but du Temps lui-même, le Destructeur de toute création ; le Niveleur et le Négateur. Et c’est le but de la communauté « dans le Temps » par excellence ; de la communauté qui, comme l’élite aryenne privilégiée rassemblée autour d’Adolf Hitler, parle passionnément de sa « mission » et se nomme « élue » – et à juste titre ; mais qui omet de dire que, contrairement aux disciples au sang pur de l’Homme « contre le Temps », elle a été choisie non par « Dieu », non par les Forces éternelles de la Lumière et de la Vie, pour servir le but constructif de la Vie, mais par les Puissances de la Mort, pour amener, par une infidélité croissante au modèle divin originel de la vie, c’est-à-dire par une fausseté croissante, la fin de ce cycle du Temps. La fin, sans un nouveau commencement – car voilà l’intention, la tendance des forces de Mort [2].

Alors que le but du Mouvement national-socialiste – son but réel, profond ; bien au-delà de toute « politique » – était et reste le glorieux nouveau Commencement – la nouvelle victoire de la Lumière incréée sur les Puissances obscures ; la nouvelle victoire de la Vie dans sa perfection terrestre originelle, de l’Ordre, dans son vrai sens, en dépit du règne temporaire et inévitable du Chaos ; l’Age d’Or du prochain cycle du Temps.

En un mot, l’intense hostilité entre les nationaux-socialistes et les Juifs signifie infiniment plus que ce que les détracteurs de la foi hitlérienne croient si légèrement. Elle révèle non pas la tension habituelle entre deux « racialismes » rivaux pris au hasard, mais l’opposition unique entre les deux pôles de la Vie pensante à la fin même de l’Age Sombre actuel. C’est la raison cachée mais réelle pour laquelle elle est absolue – et pour laquelle ses expressions tangibles ont été, et seront, à la première occasion, si mortelles.

Adolf Hitler le savait. Les plus sages parmi ses vrais disciples le savaient, et le savent. Les dirigeants tout-puissants de la Juiverie mondiale le savaient, et le savent.

Notes

[1] Ces dénommés « Juifs noirs » sont simplement des Indiens de basse caste dont les ancêtres ont jadis accepté la religion juive. Jusqu’à ce jour, ils se marient seulement entre eux. (note de Savitri Devi)

[2] C’est une vision fortement gnostique. Les Juifs sont ici considérés, collectivement (mais pas forcément individuellement), comme l’incarnation des « forces obscures ». En langage scientifique moderne, on pourrait parler d’« agents de l’entropie » (la tendance opposée étant la néguentropie). Des antijuifs (terme plus approprié que « antisémite », puisque les Arabes sont aussi des Sémites) chrétiens les qualifieraient probablement (collectivement) de « corps mystique de l’Antéchrist », des antijuifs musulmans de « corps mystique du Dadjal ». Des antijuifs hindouistes diraient que c’est Shiva qui agit à travers eux (en sachant que dans l’hindouisme, la destruction est non seulement « normale » mais nécessaire, puisqu’elle amène une nouvelle création et l’ouverture d’un nouveau cycle, d’un nouveau Manvantara). Des païens européens (qui ne sont pas censés croire au diable ou à l’Antéchrist) parleraient plutôt de « forces de dissolution », ou de « forces du chaos » (par opposition au cosmos, qui par définition est ordonné et hiérarchisé). A titre indicatif, l’auteur chilien Miguel Serrano, lui aussi adhérent de cette vision gnostique, a dit : « Notre vision-du-monde est simple et grandiose : une guerre cosmique ». (note d’« Arjuna »)

Ce passage est extrait du livre de Savitri Devi, The Lightning and the Sun, Calcutta 1958 (version originelle et complète, à ne pas confondre avec la version très condensée publiée en 1966 par William L. Pierce), pp. 244-249. Le titre au début de cet extrait a été ajouté pour cette version internet.

Une traduction française complète de ce livre a été publiée fin 2019 sous le titre La Foudre et le Soleil, aux éditions de l’Homme Libre : https://editions-hommelibre.fr/

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