Léon Degrelle – La Révolution sociale d’Hitler

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LA REVOLUTION SOCIALE DE HITLER

Par Léon Degrelle

(extraits traduits du texte de Léon Degrelle, “How Hitler Consolidated Power in Germany and Launched A Social Revolution – The First Years of the Third Reich”, publié dans le Journal of Historical Review, automne 1992, vol. 12, n° 3, pp. 299-370.)

La formidable réussite de Hitler concernant la remise au travail des six millions de chômeurs de l’Allemagne est rarement reconnue aujourd’hui. Bien qu’elle fut bien plus qu’une réussite transitoire, les historiens « démocratiques » s’en débarrassent généralement en quelques lignes. Depuis 1945, pas une seule étude érudite objective n’a été consacrée à ce phénomène historique hautement significatif, et en fait sans précédent.

Tout aussi négligé est l’ensemble de réformes profondes qui changea spectaculairement la condition des travailleurs en Allemagne. De cavernes obscures, les usines furent transformées en centres de travail spacieux et sains, avec un éclairage naturel, entourés de jardins et de terrains de jeux. Des centaines de milliers de maisons attractives furent construites pour les familles de la classe ouvrière. Une politique de plusieurs semaines de congés payés fut introduite, avec des semaines et des congés consacrés à des voyages sur terre et sur mer. Un programme de grande envergure d’éducation physique et culturelle pour les jeunes travailleurs fut établi, avec le meilleur système du monde pour la formation technique. La sécurité sociale et le système d’assurance de santé pour les travailleurs du Troisième Reich était le meilleur et le plus complet du monde.

Ce remarquable ensemble de réussites sociales est couramment dissimulé aujourd’hui, parce qu’il embarrasse ceux qui défendent la vision orthodoxe du Troisième Reich. Sinon, les lecteurs pourraient commencer à penser qu’Hitler était peut-être le plus grand bâtisseur social du XXe siècle.

Parce que le programme hitlérien de réformes sociales était une partie d’une importance cruciale – en fait, essentielle – de l’œuvre de sa vie, le fait de comprendre cela pourrait induire les gens à voir Hitler avec des yeux neufs. Il n’est donc pas surprenant que tout ceci soit passé sous silence. La plupart des historiens persistent à traiter Hitler et le Troisième Reich d’une manière simpliste, faisant partie d’une moralité manichéenne du bien contre le mal.

Cependant, la restauration du travail et du pain pour des millions de chômeurs qui avaient vécu dans la misère pendant des années ; la restructuration de la vie industrielle ; la conception et l’organisation pour la défense et l’amélioration effectives des millions de salariés de la nation ; la création d’une nouvelle bureaucratie et d’un nouveau système judiciaire garantissant les droits civiques de chaque membre de la communauté nationale, tout en plaçant simultanément chaque personne devant ses responsabilités en tant que citoyen allemand : cet ensemble organique de réformes faisait partie d’un seul plan complet, que Hitler avait conçu et établi des années plus tôt.

Sans ce plan, la nation serait tombée dans l’anarchie. Englobant tout, ce programme incluait un vaste rétablissement industriel ainsi qu’une attention minutieuse même pour la construction d’auberges confortables le long du nouveau réseau d’autoroutes.

Il fallut plusieurs années pour qu’une structure sociale stable émerge de la Révolution française. Les Soviets eurent besoin d’encore plus de temps : cinq ans après la Révolution bolchevik de 1917, des centaines de milliers de Russes mouraient encore de faim et de maladie. En Allemagne, par contre, la grande machinerie fut en mouvement en quelques mois, l’organisation et l’accomplissement se rejoignant rapidement.

La seule tâche de construction d’un système national d’autoroutes qui était sans égal dans le monde aurait pu occuper un gouvernement pendant des années. D’abord, le problème devait être étudié et évalué. Ensuite, avec toute la considération due aux besoins de la population et de l’économie, le système d’autoroutes devait être soigneusement planifié dans tous ses détails.

Comme d’habitude, Hitler avait été remarquablement clairvoyant. Les autoroutes en béton auraient 24 mètres de largeur. Elles seraient enjambées par des centaines de ponts et de passerelles. Pour être sûr que tout le réseau autoroutier serait en harmonie avec le paysage, une grande quantité de roche naturelle serait utilisée. Les voies artistiquement conçues se rejoindraient et divergeraient comme si elles étaient des œuvres d’art à grande échelle. Les stations-services et les motels nécessaires seraient judicieusement intégrés dans le schéma global, chaque équipement construit en harmonie avec le paysage local et le style architectural.

Le plan d’origine prévoyait 7.000 kilomètres de voies. Cette projection serait plus tard accrue jusqu’à 10.000, puis, après la réunion de l’Autriche avec l’Allemagne, jusqu’à 11.000 kilomètres.

L’audace financière égalait la vision technique. Ces voies express étaient sans péage, ce qui semblait téméraire pour les financiers conservateurs. Mais les économies de temps et de travail, et le spectaculaire accroissement du trafic, amenèrent des recettes fiscales accrues, notamment sur l’essence.

L’Allemagne se construisait ainsi non seulement un vaste réseau d’autoroutes, mais aussi une avenue vers la prospérité économique.

Cette immense extension des équipements de transport encouragea le développement de centaines de nouvelles entreprises commerciales le long des voies express. En éliminant la congestion des routes secondaires, les nouvelles autoroutes stimulèrent le voyage de centaines de milliers de touristes, et accrurent ainsi le commerce du tourisme.

Même les salaires payés aux hommes qui construisirent le réseau du Reichsautobahn amenèrent des bénéfices indirects considérables. D’abord, ils permirent une réduction drastique des allocations de chômage, 25% du total payé en salaires. Ensuite, les nombreux travailleurs employés à construire les voies express – 100.000, et plus tard 150.000 – dépensèrent une grande partie des 75% restants, ce qui généra un nouvel accroissement des recettes fiscales.

Imaginez les problèmes, même avant que la première route soit ouverte au trafic, posés par la mobilisation de tant de dizaines de milliers d’hommes mis au travail dans des régions souvent inhabitées, dans des zones marécageuses, ou à l’ombre des pics alpins ! Il est déjà dur pour 150.000 hommes de quitter leurs foyers et de camper dehors sur un terrain souvent rude. Mais en plus, il était nécessaire, dès le départ, d’assurer des conditions de vie tolérables aux colonnes d’hommes qui avaient accepté de travailler à la sueur de leur front à la belle étoile.

En France, il était absolument impensable à cette époque qu’un homme sans travail fasse même vingt kilomètres pour chercher un nouvel emploi. Il était pratiquement cloué à son village natal, à son jardin, et au café du coin. Les Allemands n’étaient fondamentalement pas différents, mais en 1933 ils en avaient plus qu’assez de leur oisiveté forcée. En coulant du béton, en utilisant une pioche, ou n’importe quoi d’autre, ces gens en difficulté ramèneraient la dignité dans leurs vies.

Pas un seul ne regimba devant les inconvénients, l’absence de maison, ou le long voyage. La volonté de vivre une vie productive et significative l’emportait sur toutes les autres considérations.

Pour maintenir le moral et l’esprit du travailleur, de crainte qu’il ne se sente isolé ou simplement exploité, aucun effort ne fut épargné pour fournir du confort matériel, des distractions et une instruction. Le monde n’avait jamais rien vu de semblable dans des grands projets de construction. En fin de compte, les travailleurs sentaient qu’ils étaient traités comme des êtres humains respectés qui avaient des corps à satisfaire, des cœurs à réconforter, et des cerveaux à éclairer.

Des campings, des bases de ravitaillement, et des équipements de loisirs furent systématiquement installés, tout cela se déplaçant méthodiquement à mesure que la construction avançait. Quatorze équipes mobiles qui fournissaient des films de loisirs voyageaient en même temps, passant d’un site de construction à l’autre. Et toujours et partout, le travail était honoré et célébré.

Hitler remua personnellement la première pelletée de terre pour la première voie d’autoroute, reliant Frankfurt-sur-le-Main à Darmstadt. Pour l’occasion, il amena avec lui le Dr. Schacht, l’homme dont la sorcellerie financière visionnaire avait rendu le projet possible. La procession officielle allait en tête, trois voitures de front devant, puis six derrière, tenant toute la largeur de l’autoroute.

La Seconde Guerre mondiale arrêterait brutalement le travail sur cette grande entreprise de construction. Mais ce qui fut imaginé et créé demeure comme un témoignage immortel à un homme et à une époque.

Le plan de Hitler pour construire des milliers de maisons à bas coût demandait aussi une vaste mobilisation de main d’œuvre. Il avait imaginé des logements qui seraient attractifs, confortables et abordables pour des millions de familles allemandes de la classe ouvrière. Il n’avait pas l’intention de continuer à tolérer, comme l’avaient fait ses prédécesseurs, des « cages à lapins » exigües et laides pour le peuple allemand. Les grands projets de logements, ressemblant à des casernes, à la périphérie des villes industrielles, surpeuplés de familles, le dégoûtaient.

La plus grande partie des maisons qu’il construirait avaient un seul étage, étaient des habitations séparées, avec de petites cours où les enfants pouvaient s’ébattre, où les épouses pouvaient faire pousser des légumes et des jardins fleuris, pendant que les pères de famille pouvaient lire leurs journaux en paix après leur journée de travail. Ces maisons familiales étaient construites en conformité avec les styles architecturaux des diverses régions allemandes, conservant autant que possible les charmantes variantes locales.

Partout où il n’y avait pas d’alternative pratique à la construction de grands complexes d’appartements, Hitler veillait à ce que les appartements individuels soient spacieux, aérés et entourés de pelouses et de jardins où les enfants pourraient jouer en toute sécurité.

Le nouveau logement était, bien sûr, construit en conformité avec les plus hauts standards de la santé publique, une considération notoirement négligée dans les projets antérieurs concernant la classe ouvrière.

Des prêts généreux, amortissables en dix ans, étaient accordés aux couples de jeunes mariés pour qu’ils puissent acheter leur propre maison. A la naissance de chaque enfant, un quart de la dette était annulé. Quatre enfants, au rythme normal d’une nouvelle arrivée tous les deux ans et demi, suffisaient pour annuler toute la dette.

Une fois, pendant une conversation avec Hitler, j’exprimai mon étonnement devant cette politique : « Mais alors, vous ne récupérez jamais la quantité totale de vos prêts ? », demandai-je. « Comment cela ? », répondit-il en souriant. « Sur une période de dix ans, une famille de quatre enfants rapporte bien plus que nos prêts, à travers les taxes perçues sur une centaine de divers articles de consommation ».

De fait, le revenu des taxes s’accrut chaque année, en proportion de la croissance des coûts des programmes sociaux de Hitler. En seulement quelques années, le revenu des taxes tripla. L’Allemagne de Hitler ne connut jamais de crise financière.

Pour stimuler l’économie moribonde, il fallait le cran, qu’Hitler avait, d’investir l’argent que le gouvernement n’avait pas encore, au lieu d’attendre passivement – en accord avec les principes financiers ‘sains’ – que l’économie revive par elle-même.

Aujourd’hui, toute notre époque est mourante économiquement, parce que nous avons succombé à l’hésitation craintive. L’enrichissement suit l’investissement, et non l’inverse.

Depuis Hitler, seul Ronald Reagan a semblé comprendre cela. En tant que président, il comprit que restaurer la prospérité aux Etats-Unis signifiait stimuler hardiment l’économie avec des crédits et une réduction drastique des impôts, au lieu d’attendre que le pays sorte tout seul de la stagnation économique.

Même avant la fin de l’année 1933, Hitler avait réussi à construire 202.119 unités de logement. En quatre ans, il fournirait au peuple allemand près d’un million et demi (1.458.128) de nouvelles habitations !

De plus, les travailleurs ne seraient plus exploités comme ils l’avaient été. Pour un travailleur, le loyer d’un mois ne pouvait pas dépasser 26 marks, soit environ un huitième du salaire moyen d’alors. Les employés avec des salaires plus substantiels payaient des loyers mensuels de 45 marks maximum.

Des mesures sociales tout aussi efficaces furent prises en faveur des fermiers, qui avaient les plus faibles revenus. Rien qu’en 1933, 17.611 nouvelles fermes furent bâties, chacune d’entre elles étant entourée d’une parcelle de terrain de mille mètres carrés. En trois ans, Hitler allait construire 91.000 de ces fermes. Le loyer pour de telles habitations ne pouvait pas légalement dépasser une part modeste du revenu du fermier. Cette offre sans précédent de terrains et de logements fut seulement l’un des traits d’une révolution qui améliora bientôt spectaculairement le niveau de vie de la population rurale du Reich.

La grande œuvre de construction nationale avançait en même temps. 100.000 travailleurs de plus trouvèrent rapidement un emploi en réparant les routes secondaires de la nation. Beaucoup d’autres furent employés pour travailler sur les canaux, les digues, les projets de drainage et d’irrigation, contribuant à fertiliser quelques-unes des régions les plus arides de la nation.

Partout l’industrie employait à nouveau, quelques firmes – comme Krupp, IG Farben et les grands fabricants d’automobiles – employant de nouveaux travailleurs sur une très grande échelle. A mesure que le pays devenait plus prospère, les ventes de voitures s’accrurent de plus de 80.000 unités, pour la seule année 1933. Le recrutement dans l’industrie automobile doubla. L’Allemagne se préparait à la pleine production, l’industrie privée ouvrant la voie.

Le nouveau gouvernement prodiguait toute l’aide possible au secteur privé, principal facteur d’emploi et de production. Hitler débloqua presque immédiatement 500 millions de marks de crédits pour le secteur privé.

Cette assistance au démarrage donnée à l’industrie allemande serait rendue au centuple. Bientôt, deux milliards de marks de plus seraient prêtés aux sociétés les plus entreprenantes. Près de la moitié irait dans de nouveaux salaires, épargnant au trésor environ de trois cent millions de marks d’allocations de chômage. Ceux-ci s’ajoutant aux centaines de millions de rentrées fiscales générées par la reprise des affaires, l’Etat recouvra rapidement son investissement, et même plus.

Toute la politique économique de Hitler serait basée sur l’équation suivante : risquer de grosses sommes pour entreprendre de grands travaux publics et favoriser le renouveau et la modernisation de l’industrie, puis recouvrer les milliards investis grâce à des rentrées fiscales invisibles et indolores. Il ne fallut pas longtemps pour que l’Allemagne voie les résultats de la formule de rétablissement de Hitler.

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