Colonialisme de gauche (petit rappel historique)

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COLONIALISME DE GAUCHE

(petit rappel historique)

Illustration : propagande républicaine de l’époque. La France rayonnante et généreuse débarque en Afrique !

Remarquez bien le détail en haut à droite : l’officier colonial français montre la « déesse » France au soldat indigène, et l’indigène fait le salut militaire !

Et la racaille maçonnique et gauchiste qui nous gouverne aujourd’hui voit vraiment la République de cette façon ! Mais comme ils n’ont pas pu conserver leur empire multiracial « de Dunkerque à Tamanrasset », ils font maintenant entrer par millions les Arabes et les Africains en France et en Europe, pour parachever leur « Grand Œuvre » multiracial : comme l’avait remarqué Guillaume Faye, c’est la même idée, mais à l’envers !

« Les adeptes de l’assimilation des étrangers en Europe… poursuivent exactement la même démarche que les messianiques convertisseurs des Indiens d’Amérique, que les niveleurs jacobins et surtout que les colonialistes du XIXe et du début du XXe siècle. (…) La société multiraciale est à la fois la réversion et la continuation de la société coloniale ; et la multiracialité apparaît comme l’hypostase du colonialisme. …on peut comprendre, maintenant, que le colonialisme n’était que le stade infantile du multiracialisme (…) de même qu’il est normal et légitime que l’Arabe, le Noir africain, le Japonais veuillent rester eux-mêmes, veuillent faire admettre et reconnaître qu’un Africain est nécessairement un homme noir ou un Asiatique un homme jaune, il est légitime, naturel et nécessaire que soit reconnu le droit à un Européen de refuser la multiracialité et de s’affirmer comme homme blanc. Traiter de racisme une telle position est une inadmissible forfanterie. Les véritables racistes sont au contraire ceux qui organisent en Europe la constitution d’une société multiraciale. »

(Guillaume Faye, Les nouveaux enjeux idéologiques, 1986)

* * * * *

« Un pays comme la France ne peut pas hésiter quatre ans devant sa propre résolution, sans déconsidération pour lui et sans dommage pour son avenir. Il fallait, il faut encore forcer la France à parler en posant plus nettement la question ; il faut lui dire : Voulez-vous conserver Alger au prix de trente millions et de trente mille hommes par année ? Voulez-vous conserver Alger avec un moindre développement et à des conditions onéreuses? Enfin vous n’en voulez-vous pas du tout ?

Si vous n’en voulez pas du tout, retirez les troupes et fermez le trésor ; si ainsi que je l’espère vous voulez conserver Alger au moins comme colonie expérimentale et comme occupation militaire, déterminez dès aujourd’hui la forme, la mesure, les conditions de cette colonie, et rendez douze ou quinze millions aux contribuables. Vous mettez fin ainsi à cet agiotage scandaleux des terres de la régence, que l’on vend et que l’on revend sans y semer un épi, comme un papier de bourse qui va périr entre les mains du dernier possesseur. Vous rassurerez les colons en leur disant : Voici sur quoi vous pouvez compter, voilà jusqu’où vous pouvez vous étendre sous la puissante garantie de la mère patrie.

Au reste cette délibération si fâcheuse sous d’autres rapports, aura eu au moins ce résultat, d’arracher au gouvernement ce mot, qui satisfait le sentiment national : nous n’abandonnerons jamais Alger. Mais ce mot qui suffit à notre orgueil ne suffit pas à nos intérêts ; il ne dit pas comment nous conserverons nôtre conquête. Selon moi, les questions devraient être ainsi posées.

1 – La France doit-elle entrer dans le système des colonisations ?
2 – Alger est-il la colonie qui convienne à la France, et qui lui promette de l’indemniser de ses dépenses ?
3 – Dans le cas où, sous le rapport agricole et commercial, Alger ne présenterait pas tous les avantages désirables à la France, comme colonie militaire, comme avant-garde de la civilisation sur la barbarie, comme vedette sur la mer qui nous appartient, sur la Méditerranée, conserverons-nous Alger ?
4 – Quelle sera la constitution définitive, la forme et la mesure de cette colonie ?

Dans ma conviction, de grandes colonisations entrent indispensablement dans le système politique que l’époque assigne à la France et à l’Europe. L’Orient les rappelle, et le défaut de débouchés intérieurs les rend nécessaires à nos populations croissantes. Les orateurs qui ont parlé contre ce système, n’ont envisagé les colonisations que sous le rapport commercial et agricole ; ils ont négligé le côté politique de la question. Ne craignons-nous pas qu’on ne dise qu’il a suffi de quelques heures de discussion et de deux ou trois orateurs, pour nous faire abandonner un rivage qu’il nous a fallu deux ans de préparatifs, 60 millions et 60 000 hommes pour conquérir ?

Quant au plan présenté hier par M. Passy, je ne le discuterai pas. Remettre les rivages et les villes de l’Afrique à des princes arabes, ce serait confier la civilisation à la barbarie, la mer à la garde de ses pirates, nos colons à la protection et à l’humanité de leurs bourreaux.

Maintenant, comme colonie militaire, comme essai de colonie commerciale, devons-nous rester à Alger ? Les conclusions, au moins tacites, des orateurs que nous avons entendus, me font craindre qu’ils n’aient fait germer cette pensée dans l’esprit de la chambre et du pays. Pensée funeste, Messieurs, pensée anti-nationale, anti-sociale, anti-humaine que nous devons repousser, comme nous repousserions la pensée d’une honte ou d’un crime.

Eh quoi ! Messieurs, les nations n’ont-elles donc qu’une balance de chiffres à établir ? et serions-nous descendus à ce degré de matérialisme social, que l’arithmétique dût s’asseoir seule dans les conseils de la chambre et du gouvernement et peser seule les résolutions de ce noble pays ? Si l’or a son poids, la politique, l’honneur national, la protection désintéressée du faible, l’humanité, n’ont-ils pas le leur ? Abandonnerions-nous ces mers à leurs pirates ? Les côtes de France, d’Italie et d’Espagne à leurs insultes ? Repousserions-nous les bénédictions de ces rivages que nous avons affranchis de leur terreur ? Laisserons-nous repeupler d’esclaves français et européens ces nids d’esclavage que nous avons détruits pour jamais ? Refermerons-nous notre commerce, à notre marine marchande cette route de l’Orient que nous leur avons rouverte au moment même où cet Orient va les appeler à des destinées nouvelles ?

Abdiquerons-nous volontairement enfin cependant ce que la conquête d’Alger nous a donné sur le mahométisme dans tout l’Orient, et que nous perdrions le jour même où le drapeau français s’abaisserait sur le rivage d’Afrique ? Non, Messieurs, ce serait renier notre mission et notre gloire ; ce serait trahir la Providence qui nous a fait ses instruments dans la conquête la plus juste, peut-être qu’une nation ait jamais accomplie ; ce serait mépriser le sang de ces braves que nous avons sacrifié dans cet assaut donné à la barbarie ; et la pensée de l’abandon d’Alger, qu’heureusement le ministère vient de répudier, resterait éternellement comme un remords sur la date de cette année, sur la Chambre et sur le Gouvernement qui l’aurait consenti. »

Alphonse de LAMARTINE – Discours du 2 mai 1834 à la Chambre des députés

(sur l’excellent site web www.contre-culture.com)

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COLONIALISME DE GAUCHE

(suite)

En 1871, Ernest Renan avait déjà fait l’éloge du colonialisme :

« La colonisation en grand est une nécessité politique tout à fait de premier ordre. Une nation qui ne colonise pas est irrévocablement vouée au socialisme, à la guerre du riche et du pauvre. La conquête d’un pays de race inférieure par une race supérieure, qui s’y établit pour le gouverner, n’a rien de choquant. »

(Ernest Renan, La réforme intellectuelle et morale, 1871)

En 1879, avec une rare emphase, Victor Hugo avait ainsi prononcé un discours archétypique de la pensée coloniale de gauche : 

« (…) Cette Afrique farouche n’a que deux aspects : peuplée, c’est la barbarie, déserte c’est la sauvagerie ! (…) Allez peuples, emparez-vous de cette terre ; Prenez-là ! A qui ? A personne ! Prenez cette terre à Dieu ; Dieu donne l’Afrique à l’Europe ! Prenez-là, non pour le canon, mais pour la charrue ; non pour le sabre, mais pour le commerce ; non pour la bataille mais pour l’industrie (applaudissements prolongés). Versez votre trop-plein dans cette Afrique, et du même coup résolvez vos questions sociales, changez vos prolétaires en propriétaires ! Faites des routes, faites des ports, faites des villes ! Croissez, cultivez, colonisez, multipliez, et que sur cette terre de plus en plus dégagée des prêtres et des princes, l’Esprit divin s’affirme par la paix et l’Esprit humain par la liberté (applaudissements enthousiastes…) ».

[Aujourd’hui, les musulmans pensent qu’Allah donne l’Europe à l’islam !]

Discours prononcé le 18 mai 1879 au banquet commémoratif de l’abolition de l’esclavage, en présence de Victor Schœlcher !

Ou encore, le même jour : « Quelle terre que cette Afrique ! L’Asie à son histoire, l’Amérique à son histoire, (…) l’Afrique n’a pas d’histoire. »

Et Hugo n’est pas le seul homme de « gôche » à avoir donné dans le colonialisme :

« Il faut que la France s’établisse au Tonkin comme et plus qu’elle l’est en Cochinchine, afin de mettre la main sur l’Annam, sur le Royaume de Siam et sur la Birmanie, et d’avoir ainsi la barre sur les Indes ; et d’aider la civilisation européenne contre la race jaune. »

(Léon Gambetta, 1882)

« Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai ! Il faut dire ouvertement qu’en effet les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. (…) Je répète qu’il y a pour les races supérieures un droit, parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

(Jules Ferry, discours devant la Chambre, 28 juillet 1885)

[Contesté par un parlementaire de l’opposition, Jules Ferry ajouta : « Je réplique qu’à l’évidence la Déclaration des Droits de l’Homme n’a pas été écrite pour les Noirs de l’Afrique équatoriale. ».]

« Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d’attirer à elles celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture. »

(Léon Blum, à la Chambre des Députés, 9 juillet 1925)

Un chroniqueur contemporain conclut :

« Rappelons que c’est à des hommes de gauche que l’on doit la colonisation par les Européens du XIXe et XXe siècles sous le prétexte que l’Homme Blanc se devait d’apporter la civilisation aux peuples de couleur, d’apporter la lumière à ceux qui vivaient encore dans les ténèbres… »

(Philippe Randa, article « Voilée ou déculottée », octobre 2003)

La gôche apporte la lumière (maçonnique) ! Ahaha !

 

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