La compagnie allemande « Swiss » punit un chocolatier suisse sous prétexte d’homophobie

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« Swiss » a banni le chocolat Laederach de ses avions parce que le propriétaire de l’entreprise a soutenu en privé la « marche pour la vie », cette alliance de catholiques et de protestants qui combattent l’avortement.  Comme cette association s’engage aussi contre le mariage des homos, cela n’a pas plu aux « maîtres de cabine » de « Swiss », qui en sont apparemment en majorité. Cette décision fait suite à une campagne de la presse de gauche et de la Neue Zürcher Zeitung. Même s’il s’agit probablement, de la part de la compagnie allemande, selon la Weltwoche, non pas d’une décision idéologique ou politique, mais bien de pur opportunisme, la campagne de presse qui a influencé cette décision témoigne d’un degré d’intolérance qui met en question les valeurs fondamentales d’une Suisse libérale.

Evangeliques.info:
Après dix ans de collaboration, la compagnie aérienne Swiss a décidé de mettre fin à son partenariat avec le chocolatier de luxe Läderach. Si Swiss n’a pas communiqué publiquement sur les raisons de ce divorce, selon un article paru le 29 janvier dans Beobarter la filiale de Lufthansa était préoccupée par les informations négatives sur Läderach, notamment sur l’engagement de son directeur général Johannes Läderach contre le mariage pour tous et contre l’avortement. Des titres tels que «Le roi du chocolat combat l’avortement et les homosexuels» étaient de trop pour la compagnie aérienne, qui a une forte proportion de gays en cabine, indique encore Beobarter.
Johannes Läderach siège au conseil d’administration de la branche suisse de Christianity for Today (CFT), une organisation provie qui milite pour une éducation façonnée par les valeurs chrétiennes. Son père Jürg Läderach, PDG de Läderach jusqu’en 2018 a été président de CFT Suisse et est trésorier de l’association anti-avortement Marche pour la vie.
Plusieurs magasins Läderach ont été la cible d’acte de vandalisme de la part de militants d’associations LGBTI alémaniques, qui ont lancé des appels au boycott. «Je comprends que les gens accordent plus d’importance au droit d’une femme de choisir que le droit à la vie d’un enfant à naître. Mais je demande de la compréhension pour mon avis», a déclaré Johannes Läderach, cité par CBN. «J’ai le droit d’avoir une opinion différente.»
Malgré la publicité négative, le directeur général de Läderach a déclaré qu’il ne changerait pas ses opinions ou ne tournerait pas le dos aux organisations chrétiennes. «En fin de compte, ce qui compte, ce n’est pas le montant des bénéfices que nous réalisons, mais le respect de nos convictions.»

Source : LesObservateurs.ch