Bar-le-Duc : pas d’expulsion pour Ibrahim le migrant soudanais qui avait agressé sexuellement Céline

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Culture du viol

Paru dans Démocratie Participative

L’essentiel est préservé.

L’Est Républicain :

Le 12 janvier 2018, Céline a 21 ans à cette époque. Ce jour-là, elle monte dans le train à Bar-le-Duc, direction Nancy. Son père lui fait au revoir depuis le quai. Dans la même voiture que Céline, une autre jeune femme et trois hommes. L’un d’entre eux vient s’asseoir à côté d’elle.
Mardi, il était jugé par le tribunal judiciaire de Bar-le-Duc pour des faits d’agression sexuelle commis sur Céline lors du trajet. A la barre, Ibrahim, un Soudanais de 30 ans est assisté d’une traductrice. Elle traduit la lecture des faits faite par le juge Le Fur dont la main droite du prévenu qui vient se poser sur la cuisse gauche de la jeune femme et s’immisce vers son entrejambe, alors qu’il la plaque contre la vitre. Il lui rappelle aussi son interpellation en gare de Nancy par la police, sa garde à vue, son refus de se soumettre à un test de dépistage de son alcoolémie alors que son élocution est difficile et que son haleine sent l’alcool.
A la barre, le prévenu ne bronche pas. Reconnaît avoir pris le train, avoir parlé à Céline. Rien de plus. « S’il ne s’est rien passé, pourquoi plusieurs personnes ont remarqué votre comportement ? », s’étonne le président Le Fur en faisant référence au témoignage d’une autre passagère, elle aussi importunée par Ibrahim. « Je ne sais pas », traduit l’interprète.
Pour l’avocate de la partie civile, aucun doute « il nie l’évidence », pointant un homme à deux facettes « celui qui a besoin d’un interprète aujourd’hui et celui qui parlait bien français dans le train. Et qui s’est imposé physiquement ». Me Béatrice Creton poursuit sa plaidoirie en rappelant que poser une main sur l’entrecuisse est bien une agression sexuelle.
Aucun doute la dessus non plus du côté du ministère public, « les faits décrits sont précis et corroborés par un témoin », avance la substitut du procureur qui requiert six mois de prison avec sursis mise à l’épreuve pendant deux ans, obligation de soins et d’indemniser la victime.
« Le droit et la morale sont deux choses différentes », a tenté Me Théo Hel en défense qui ne voit dans cette main posée sur la cuisse une agression sexuelle. « Il n’y a pas de textes qui permettent de réprimer les techniques de drague de gros lourdauds », a-t-il poursuivi en parlant d’un geste qui « n’était pas forcément sexualisé ». Pour conclure « qu’on condamne moralement oui, mais pénalement non ».
Plaidoirie non entendue par le tribunal qui a suivi les réquisitions du ministère public. En ajoutant une interdiction de fréquenter les débits de boissons. Il sera inscrit au fichier des auteurs d’infractions sexuelles.

Heureusement grâce aux juges, Ibrahim pourra rester en France pour continuer à violer des Blanches.

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