Mensonge d’Auschwiz : Les historiens se précipitent pour soutenir la propagande officielle (7)

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Mensonges de propagande oubliés

par Carlo Mattogno

Ce texte correspond à la septième partie de l’article A U S C H W I T Z 27 JANUARY 1945 – 27 JANUARY 2005: SIXTY YEARS OF PROPAGANDA, Origins, development and decline of the “gas chamber” propaganda lie [2005 text, revised, corrected and updated] paru sur Janv27.org.


 

Les fantasmes de propagande décrits dans les paragraphes précédents n’ont pas déplu à quelques historiens de l’Holocauste : comment expliquer que le mouvement clandestin de la Résistance, qui comptait des membres de confiance dans tous les secteurs et toutes les agences du camp, n’ait pas établi un rapport précis et détaillé sur les prétendues chambres à gaz d’Auschwitz ? Pourquoi ont-ils attendu plus de deux ans pour établir un rapport raisonnablement décent sur les prétendus gazages en masse ? Pourquoi ce rapport n’était-il qu’un simple produit de la fantaisie ? Et pourquoi les fantasmes les plus fantastiques ont-ils continué à circuler pendant deux années entières avant que l’histoire finale ne prenne forme (ainsi que longtemps après) ?

En réponse, Pierre-Vidal Naquet a inventé la théorie selon laquelle ces fantasmes étaient « comme une ombre projetée par la réalité, comme une extension de la réalité » 138 ; d’autres ont relevé le défi de démontrer cette théorie, au point de rechercher les explications les plus improbables. Examinons les exemples les plus significatifs, à commencer par le rapport Vrba-Wetzler.

L’historiographie actuelle de l’Holocauste est bien consciente de la fausseté de ce rapport, mais tente péniblement de le justifier.

Jean-Claude Pressac a émis l’hypothèse que la description mentionnée ci-dessus était le résultat d’observations directes des crématoires par Vrba et Wetzler depuis l’extérieur, jusqu’en mars 1943, et d’informations indirectes provenant de détenus travaillant dans les mystérieux bunkers de Birkenau, qui ne pouvaient pas être postérieures au 17 décembre 1942, date de leur prétendu gazage [sic] [c’est-à-dire le gazage des membres du Sonderkommando qui leur ont fourni les informations…]. [ ?] 139.

Robert Jan van Pelt, en revanche, écrit que « compte tenu des conditions dans lesquelles les informations ont été obtenues, du manque de formation professionnelle dans le camp concernant l’architecture de Vrba et de Wetzlar 140 et de la situation dans laquelle le rapport a été établi, il serait en effet remarquable que le rapport ne contienne pas d’erreurs » 141.

En réalité, la partie essentielle du rapport, celle relative à l’extermination dans les chambres à gaz, ne contient pas seulement des « erreurs », elle est entièrement erronée. Les conjectures de Pressac et Van Pelt sont, comme nous l’avons déjà vu, contredites par Vrba et Müller, la source autoproclamée de leurs informations quant au schéma contenu dans le rapport.

Dans la logique de « l’ombre projetée de la réalité », Robert Jan van Pelt a même tenté de justifier le mensonge de Poljevoi, tout en reconnaissant qu’ils appartiennent à la « catégorie du mythe » :

« On ne peut que spéculer sur la source de l’affirmation de Polevoi selon laquelle l’installation d’extermination contenait un tapis roulant électrique entre la chambre à gaz et le soi-disant « haut fourneau ». Dans les crématoires II et III, la chambre à gaz souterraine était reliée à la chambre des fours par un monte-charge. Il est possible que, dans la confusion des langues qui existait à Auschwitz à la libération, Polevoi ait mal compris les références au monte-charge électrique » 142.

Mais il y avait aussi d’excellents interprètes dans cette « confusion des langues ». Le prétendu malentendu (entre « monte-charge » et « tapis roulant ») est, bien au contraire, une simple insulte à l’intelligence du journaliste soviétique.

Van Pelt poursuit sa justification comme suit :

« En ce qui concerne le haut fourneau, la source la plus fiable est la demande de brevet T 58240, déposée par l’entreprise de construction de fours crématoires J.A. Topf & Söhne d’Erfurt, pour un « four crématoire pour corps à fonctionnement continu pour usage intensif », archivée par Topf le 5 novembre 1942. La conception générale correspond à la description de Polevoi. Le Bureau central de construction d’Auschwitz [ou Zentralbauleitung] possédait une copie de la demande de brevet, qui a été trouvée par les Russes lors de la libération du camp. Il est possible que ce document ait été montré à Polevoi et qu’il en ait tiré ses conclsusions » 143.

En réalité, aucune demande de brevet (Patentanmeldung) kontinuirlich arbeitender Leichen-Verbrennungsofen für Massenbetrieb n’a jamais été trouvée dans les archives du Zentralbauleitung, donc elle n’a pas pu être montrée du tout à Polevoi ; la copie du document en possession du Musée d’Auschwitz provient en fait du Deutsches Patentamt (Office allemand des brevets) à Berli et est arrivée très tard au Musée. Comme l’indique une « Note de service » (Notatka subowa) du 17 janvier 1985, le document, archivé à cette même date par Franciszk Piper, avait été transmis « au directeur [du Musée d’Auschwitz] K. Smole par Harold Kirschner, directeur ministériel au ministère de la Justice de Bonn le 9 juillet 1984 » 144.

Plus incroyable encore est la tentative de van Pelt de justifier les mensonges d’Ada Bimko. Van Pelt affirme en effet que le témoin avait vu « le conducteur du système de ventilation installé près du plafond de la chambre à gaz » 145 : mais aucune prétendue chambre à gaz des crématoires de Birkenau ne possédait d’installation de désaération (Entlüftung) ou d’aération (Belüftung) constituée de tuyauteries métalliques visibles. Il ajoute que le guide SS d’Ada Bimko « a incorrectement identifié les cylindres contenant les ventilateurs comme étant des cylindres à gaz » 146, mais les « cylindres [c’est-à-dire les boîtiers métalliques] contenant les ventilateurs », comme van Pelt le sait bien, se trouvaient dans les greniers des crématoires II et III, et non dans les prétendues chambres à gaz, par conséquent, le guide SS et le faux témoin n’ont jamais pu les voir 147.

Ainsi, van Pelt dissimule les mensonges d’Ada Bimko par d’autres mensonges !

Mais le pire, c’est que la méthodologie de ces historiens vise uniquement à inverser les termes du problème, à transformer le mensonge en vérité : au lieu que la réalité projette une « ombre propagandiste », c’est plutôt la propagande qui projette une « ombre » de réalité imaginaire. Il n’y a jamais eu de « reflets de la vérité » au départ, juste de la propagande, littéralement transformée au fil des ans en version « historique » des événements.

Les seuls « reflets » de la vérité » étaient les éléments réels de la vie dans le camp, à partir desquels, avec des impostures propagandistes insolentes, les résistants internés à Auschwitz ont fabriqué le conte de fées des exterminations massives dans les chambres à gaz.

Références :

138 P. Vidal-Naquet, Tesi sul revisionismo, in: “Rivista di storia contemporanea”, Turin, 1983, pp. 7-8.

139 J.-C. Pressac, Auschwitz: Technique and operation of the gas chambers, op. cit., pp. 459-468. See, in this regard, my article J.-C. Pressac and the War Refugee Board Report, in: “The Journal of Historical Review”, winter 1990- 91, vol. 10, no. 4, pp. 461-485.

140 Van Pelt always uses this erroneous spelling.

141 R.J. van Pelt, The Case for Auschwitz. Evidence from the Irving Trial, op. cit., p. 151.

142 Idem, pp. 159-161.

143 Idem, p. 161.

144 APMO, D-Z/ Bau, BW 30/44, p. 14.

145 Idem, p. 234.

146 Idem.

147 I have discussed van Pelt’s “explanation” in greater depth in the study Olo-Dilettanti in Web. Effepi Edizioni, Genoa, 2005.

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