Gaston-Armand Amaudruz – Le message de Maurice Comte

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Rétrospective Gaston-Armand Amaudruz

SÉRIE – Editorial de G.-A. Amaudruz paru dans l’édition d’août-septembre 2014 de la revue nationaliste suisse Courrier du Continent, No 561, sous le titre « Le message de Maurice Comte ».

Lyonnais d’origine, Maurice Comte (1921-2014), ingénieur des Arts et Métiers, se réfugie en 1944 dans le Maquis pour échapper au Service du Travail Obligatoire (STO) imposé par les Allemands. A la faveur de circonstances rocambolesques, il s’engage dans la Milice et finit par intégrer la division SS « Charlemagne » en novembre 1944. Après avoir mené quelques combats d’arrière-garde lors de la campagne de Poméranie, il est fait prisonnier en mars 1945 et se retrouve au camp de Tambov, de sinistre réputation. Libéré en novembre 1948, il s’exile en Amérique latine pour y exercer son métier : constructeur de ponts et de téléphériques. Il a récemment publié ses mémoires, sources de réflexions décapantes sur la guerre et la paix.

Maurice Comte, jeune Français, découvre Ulm pendant la guerre « … une magnifique cité dominée par sa cathédrale, la plus haute flèche du monde : 160 mètres ! Essayez d’effacer les automobiles, les enseignes lumineuses et autres réalisations modernes, vous vous trouvez dans un bourg des anciens temps, maisons de pierre avec poutres apparentes serrées autour de leur cathédrale, semblables à quelques détails près aux bourgs de France : parenté de lignes, d’aspect, fruit de la même culture… d’ennemis héréditaires ! L’Histoire nous raconterait-elle des histoires ? »

Et il découvre le national-socialisme, en souligne les aspects essentiels, notamment l’engagement des volontaires français sur le front de l’Est. La cathédrale d’Ulm lui révèle la parenté de nature des peuples européens. Prisonnier en Russie, il note : « Six institutrices en provenance de Moscou, parlant un français correct, nous rendent visite, probablement pour parfaire leurs connaissances linguistiques. Sympathiques, allure sportive, curieuses de connaître la vie en France. Méric, leur ayant montré quelques photos qu’il a pu sauver, dont celle de son épouse en robe de mariée devant leur villa, elles sont sidérées, mais peut-être un peu envieuses d’apprendre que cette robe ne sert qu’une fois : « Mais c’est du capitalisme ! » Elles devaient rester une semaine ; nous ne les avons jamais revues. Trop contagieux ! »

Prisonnier de guerre, Maurice Comte découvre « Babouchka » : « Médecin du camp. N’a peut-être pas terminé ses études (à supposer qu’elle les ait commencées), mais son dévouement, son abnégation, sont admirables. Jour et nuit au chevet de ses malades (elle prend très peu de repos), elle est désespérée de ne pouvoir les guérir. Elle ne dispose que de moyens rudimentaires et insuffisants et d’aucun infirmier capable de la seconder efficacement. Elle demande souvent conseil à des médecins allemands prisonniers, mais que peuvent-ils eux-mêmes sans moyens ? Russe d’une cinquantaine d’années, bien en chair, yeux clairs, cheveux grisonnants qui devaient être blonds. Pour elle, il n’y a pas d’ennemi, tous les hommes sont frères. Ayant sans doute appris que les vitamines jouent un rôle essentiel dans la santé, elle nous demande de lui apporter des feuilles de pissenlit qu’elle jette dans la soupe cuisant à gros bouillons pendant deux heures. Beaucoup de camarades l’ont vue pleurer au chevet d’un mourant. Plus qu’un médecin, une mère : Babouchka ! »

Rentré en France, Maurice Comte tire de remarquables conclusions en dénonçant les « crimes de paix des grandes puissances » :

« Crime de paix des civilisés qui achètent aux Inuits (peuple primitif qui s’est incroyablement adapté aux conditions extrêmes de leur territoire polaire) le produit de leur chasse et de leur pêche (leur seul moyen de subsistance) et qui les payent avec une bibine alcoolisée qui les tue.

« Crime de paix, Monsanto et ses OGM qui, avec ses produits chimiques, empoisonnent la terre, exterminent nombre d’organismes et d’espèces animales indispensables à l’équilibre naturel (comme les abeilles) et obligent l’agriculteur à se réapprovisionner en semences, les graines de ces plantes du diable étant stériles. Curieux détail : de nombreux fonctionnaires du Ministère américain de l’Agriculture sont d’anciens cadres de Monsanto.

« Crime de paix, l’art contemporain : la musique n’est que bruit non mémorisable, assourdissant (voire néfaste pour l’audition). La peinture n’est que taches et salissures sans signification, la sculpture un agrégat de matière difforme. Eloignement et rejet total, sans doute volontaire, des beautés de la nature ; mais aussi entreprise commerciale florissante : un Jackson Pollock invente la « peinture de geste » et le « dripping », en laissant couler ou en projetant sur la toile le produit colorant, et le moindre « chef d’œuvre » se vend des millions de dollars.

« Crime de paix, le mariage homosexuel, dont la généralisation conduirait à l’extinction du genre humain.

« Crime de paix, le métissage, prôné obstinément par les maîtres de la communauté juive, qui l’interdisent religieusement à leurs congénères. Ce métissage, à de très rares exceptions, ne conduit pas à l’enrichissement mutuel de deux (ou plusieurs) races, mais à l’appauvrissement de leurs qualités respectives, de leurs cultures trop différentes qui se contrarient et risquent de se détruire et, trop souvent même, à des conflits sévères.

« Crime de paix, le foisonnement des « jeux » vidéos, garantie du décervelage de l’homme dès son plus jeune âge.

« J’arrête ici une énumération qui deviendrait fastidieuse. Mais il est dramatique de constater que si les crimes de guerre cessent quand se taisent les armes, les crimes de paix se commettent chaque jour, et chaque jour plus nombreux, pour la destruction programmée de la race blanche. »

Conclusions : « Pendant cinq longues années, les Allemands et les volontaires étrangers qui combattirent à leurs côtés ont sacrifié leur vie à la construction de l’Europe, à la renaissance de l’empire de Charlemagne, qui rassemblerait tous les peuples européens et s’étendrait de Brest à Vladivostok, l’empire Eurosibérien : indépendant, autosuffisant, possédant d’immenses ressources naturelles, renouvelables et minières, inattaquable, invulnérable. Empire dirigé par un chef et son gouvernement prenant conseil du Collège impérial réunissant l’élite intellectuelle et professionnelle de toutes les disciplines (agriculture, santé, transports, éducation…), établissant des lois valides pour tous les peuples, libres de conserver leurs coutumes (à conditions qu’elles ne contreviennent pas aux lois impériales), leur culture et leur religion. Relations pacifiques avec les autres continents, aucune critique de leur politique intérieure, échanges culturels, échanges commerciaux régis par le troc, donc sans spéculation. »

« Je remercie le destin de m’avoir fait connaître l’Allemagne du IIIe Reich et de m’avoir fait combattre pour la sauvegarde de ma race et de l’Europe. Je ne renie rien de mon engagement et reste confiant dans le triomphe du national-socialisme, adopté par chaque peuple et adapté à chaque culture. Il faut choisir entre l’ordre et le chaos, entre la société hiérarchisée ou le troupeau bêlant. La société sera nationale-socialiste ou ne sera pas. »

L’ouvrage de Maurice Comte est un témoignage important sur le grand courant de pensée du XXe siècle. Etait-ce une défaite ? Non, si l’on considère que l’Histoire n’est jamais finie. Les générations futures en décideront. Encore faut-il qu’elles puissent le faire en toute connaissance de cause, d’où l’importance de la liberté d’information.

Maurice Comte, Une vie sous le signe du Führerprinzip, AKRIBEIA, 2014, 166 pages, 15 euros

CdC No 561, août-septembre 2014

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