Interview de Résistance Helvétique par le magazine politique « Nous sommes partout »

0
264

Paru dans Résistance Helvétique

Résistance Helvétique est un mouvement associatif dont l’objectif est de préserver l’identité de la Suisse.  Rencontre avec David Rouiller, porte-parole  du mouvement qui a vu le jour en 2014.

Vu de France, la Suisse semble plutôt épargnée par la pression migratoire et la remise en cause de son intégrité nationale. Qu’en est-il réellement?
David Rouiller : Aujourd’hui, chaque Suisse, chaque Européen, doit réaliser que les nations ne sont pas des îles. La Suisse fait partie de l’ensemble géographique et civilisationnel européen, et elle court les mêmes dangers mortels que tous ses voisins. Le Tsunami migratoire, engendré par l’explosion démographique du Tiers-monde ne s’arrêtera pas de lui-même au pied des Alpes. Si le processus de grand remplacement est relativement moins avancé en Suisse que, par exemple, dans votre pays, il s’agit d’une question de degré et de temps. A l’extérieur, on a effectivement souvent l’image d’une Suisse préservée, à l’écart des tempêtes. Cette image doit beaucoup à une situation économique qui est encore relativement prospère, par rapport à celle des pays membres de l’UE. Mais ce sont surtout les particularités de notre « démocratie directe », comme le référendum et l’initiative populaire, qui ont renforcé cette vision idyllique. On a beaucoup parlé du succès de l’initiative sur l’interdiction de la construction de nouveaux minarets, ou de celle sur le « renvoi des criminels étrangers ». En réalité, cette dernière initiative n’est quasiment jamais appliquée. En réalité, nous sommes confrontés aux mêmes problèmes que les autres nations européennes, même si cela est, pour l’instant, à moindre échelle. Mais tout est une question de temps, car nous sommes victimes de la même dictature idéologique du « politiquement correct » que vous.

Depuis quand l’association Résistance Helvétique existe-t-elle, qui en est à l’origine et quels sont vos moyens d’action ?
D.R : Résistance Helvétique a été fondée (tout d’abord sous le nom de Renaissance Helvétique) en juin 2014, par de jeunes gens, conscients des principales problématiques actuelles (invasion migratoire, relations entre la Suisse et l’UE, criminalité) et qui cherchaient à pouvoir agir à leur niveau. Ils se sont heurtés au système très cloisonné des partis institutionnels et à l’absence totale d’organisation sérieuse de type radical en Suisse romande (i.e. de langue française). Des contacts avec d’autres mouvements européens, comme par exemple Casapound, les a poussés à prendre les choses en main et à créer une structure adaptée aux réalités helvétiques.

Vous semblez très concernés par les questions environnementales, la protection de la terre. En quoi ces valeurs sont-elles, selon vous, des valeurs fondamentalement de Droite?
D.R : L’« écologie de Droite » n’est pas vraiment une nouveauté en Suisse. Déjà, dans les années 70, l’Action Nationale prenait la tête des manifestations contre le nucléaire. Dans les années 80, le militant patriote Valentin Oehen créait un Parti Ecologiste de la Liberté. Plus récemment, un Comité Ecopop, qui militait pour l’arrêt de l’immigration en vue de préserver les ressources naturelles, a œuvré patiemment à lancer une initiative populaire, qui a malheureusement échoué en 2014. Nous sommes les héritiers de ces tentatives de sauvegarder notre environnement naturel.
De manière générale, nous pensons qu’abandonner aux forces de gauche la défense de l’environnement est non seulement une grave erreur, mais aussi une absurdité. Tout comme nous combattons la subversion de notre identité et de notre civilisation, nous combattons aussi celle de notre milieu naturel. Pour nous, la défense de notre terre, de notre écosystème, et celle de notre peuple sont liées. Nous défendons la biodiversité du monde, de même que nous défendons son ethnodiversité. Et cette diversité, nous en faisons partie. Comme le disait Dominique Venner, « nous ne défendons pas la nature, nous sommes la nature qui se défend ».

Quelles sont les spécificités de l’Identité suisse que vous souhaitez défendre et préserver ?
D.R : Si le processus de grand remplacement ethnique est moins avancé en Suisse qu’en France, il n’en va pas de même en ce qui concerne la crise identitaire. Nous pensons même qu’elle est encore plus grave que chez vous ! A la moindre occasion, nos soi-disant élites politiques et intellectuelles clament que « la Suisse n’existe pas » ! Les écoles n’enseignent quasiment plus l’histoire suisse, et, quand elles le font, c’est pour la tourner en dérision. Les sections d’histoire des universités sont dominées par des historiens postmarxistes qui passent le plus clair de leur temps à « déconstruire les mythes » qui auraient donné naissance à la Suisse. Selon eux, la Suisse serait une création artificielle des « élites économiques » du milieu du XIXème siècle. Il est essentiel de noter ici que ces prétentieux gauchistes, assassins de notre mémoire collective, n’ont fait que se développer sur le terreau préparé par leurs prédécesseurs dans la subversion : les radicaux-libéraux du XIXème siècle, qui dénigraient déjà tout ce qu’ils appelaient avec dédain la « vieille Suisse ».
C’est ainsi que nous pouvons remonter à la racine du problème identitaire helvétique. L’écrivain et historien Gonzague de Reynold (1880-1970), que nous avons redécouvert, s’était déjà attelé à cette rude tâche. Il avait démontré que si, effectivement, il était absurde de considérer la Suisse comme un Etat-nation moderne, elle avait une existence inscrite dans la durée, basée sur une réalité ethnique. Il n’a jamais existé de peuple suisse uniforme, comme le pensaient les libéraux-radicaux, mais des peuples suisses. C’est ce qu’il exprimait en écrivant que la Suisse était une survivance du Saint Empire romain germanique. Car c’est cela la Suisse : la fidélité à la parole donnée, à l’alliance jurée entre différentes communautés populaires, formées d’hommes libres. C’est ce sens de la fidélité, couplé à une histoire faite de luttes héroïques pour la liberté, qui a fait traverser les siècles à cette vieille confédération au milieu de l’Europe. La Suisse, portée par ses bases spirituelles, est donc bien plus ancienne que nos historiens matérialistes voudraient nous le faire croire. Aujourd’hui, ce qui importe avant tout, est de rallumer cette flamme spirituelle.

En France, les mouvements similaires aux vôtres sont l’objet d’une répression féroce et leurs locaux sont régulièrement la cible des hordes antifascistes ultra-violentes. Vivez- vous le même type de pression de la part des autorités et de la mouvance de gauche avec votre local L’Aquila?
D.R : Notre local n’a, pour l’instant, pas fait l’objet d’attaques physiques. Les « antifas » préfèrent jouer les guerriers sur les réseaux sociaux. Leur méthode favorite consiste à faire pression sur les employeurs ou les institutions pour amener les militants de notre mouvance à la mort sociale. Comme dans le cas d’un chauffeur-livreur, licencié par Novartis suite à une campagne de haine. Ou comme dans le cas d’un élève d’une école d’art, exclu à un mois de ses examens finaux, sur l’ordre d’une ligue de vertu. Ou dans celui d’un enseignant, radié à vie de l’instruction publique pour une blague, somme toute, bien potache. Bref, nos antifas sont sans doute parmi les plus lâches et les plus vils de la galaxie.
De son côté, la gauche institutionnelle ne manque pas une occasion de réclamer des mesures contre nos activités. Des pétitions avaient déjà été lancées pour faire interdire nos conférences. Mais, lorsque nous avons annoncé que nous prévoyions d’organiser des rondes citoyennes au centre de Lausanne, pour tenter de rassurer la population face à une délinquance de rue en pleine expansion, un parti d’extrême-gauche a déposé une interpellation d’urgence au conseil communal. A une exception près, tous les groupes politiques ont suivi cet « appel antifasciste ». Le représentant du groupe UDC s’est même fait un malin plaisir de nous traiter de « nazillons » et même de « djihadistes »…

Quels sont vos rapports avec les autres mouvements nationalistes européens?
D.R : Nous dénonçons l’Union Européenne, cette fausse Europe mondialiste et bureaucratique. En revanche, nous défendons l’idée que les peuples européens ne pourront survivre que s’ils assument leur unité de destin. Contre l’Europe sans vie des bureaucrates et des marchands, nous prônons l’Europe des peuples, de la vie, des identités, de la civilisation et de la puissance.
Dans cet esprit, nous travaillons à resserrer les liens avec d’autres mouvements européens. En mars 2018, nous avions organisé un congrès à Genève avec Casapound, le Bastion Social et le mouvement belge Nation. Nous avons d’ailleurs apporté notre soutien de manière concrète au Bastion Social dès sa fondation. En outre, nous entretenons des contacts avec d’autres organisations, comme par exemple en Pologne ou en Bulgarie.

Le titre de votre prochaine conférence est « Europe, le réveil ou la mort ». Quels types d’actions envisagez-vous pour le réveil de l’Europe?
D.R : Il est actuellement difficile de répondre de manière précise à cette question. En revanche, nous pouvons affirmer que nous entreprendrons tout notre possible pour réveiller la conscience des peuples européens et pour faire émerger une élite nouvelle, capable de reprendre le flambeau de notre civilisation.

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous.

Vos partages nous permettent de continuer, merci !